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[Rapport] Cthulhu
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MessagePosté le: 23/05/2016, 16:05    Sujet du message: [Rapport] Cthulhu Répondre en citant

 

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MessagePosté le: 23/05/2016, 16:05    Sujet du message: Publicité

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NanGalad
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MessagePosté le: 24/08/2016, 21:14    Sujet du message: [Rapport] Cthulhu Répondre en citant

Prenez garde vous qui lisez ces lignes. Les horreurs qui seront décrites ici dépassent l'entendement humain. Toutes les personnes impliquées par les nombreux événements relatés dans cet ouvrage auraient souhaitées rester dans l'ignorance et poursuivre une existence normale. Une existence tout court devrait-je dire.


Pour eux, tout a débuté en ce vendredi 5 août 1919.


Le manoir Saint Georges est situé à l'ouest de Londres, lorsque l'on s'est assez éloigné de la civilisation pour n'avoir plus que des arbres comme points de repère.
Un cortège de voiture débarque dans la propriété. Le gardien qui se tient devant sa maison à côté du portail leur indique la direction à prendre. Remonter le chemin, jusqu'à la grange située sur la gauche, un peu plus haut.
Les voitures s'arrêtent, des jeunes gens en descendent avec leur valises puis les voitures repartent.
Certains ont l'air d'avoir à peine 18 ans, d'autres semblent un peu plus âgés mais pas un seul qui ai plus de 30 ans. Cependant tous sont habillés avec des vêtements de très bonne facture, leur tenue et leur attitude témoigne qu'il seront tous un jours héritiers d'une grande fortune.
Le dernier groupe arrivé fait connaissance. Chacun se présente à son tour. Le premier à prendre la parole se nomme Alexander, étudiant en médecine psychiatrique. Il toise l'assemblée avec des yeux bleus perçants et allume une cigarette.
La prochaine à se présenter est Evangeline, une étudiante en médecine. Elle affiche un sourire jovial et illumine le groupe avec ses bijoux et accessoire bien assortis.
Ensuite Margaret Bradford, étudiante en anthropologie s'exerce à son tour, elle ne semble pas très à l'aise, sans doute une solitaire peu encline à l'exubérance.
Viens le tour de Lysander, un étudiant en pharmacie. Et pour finir Abigail, une autre étudiante anthropologue.
Ils décident de partir en direction du manoir que l'on voit se dresser plus loin. Afin de transporter leurs bagages une brouette cabossée, trouée et rouillée est mise à leur disposition. Les hommes prennent les bagages, les répartissent dans les brouettes et essaient tant bien que mal d'avancer sur un chemin chaotique.
Ils tentent de maintenir leur chaussures et leur tenues propres dans ce chemin troué et poussiéreux, ce qui leur donne à tous un air ridicule. Dans leur vie les seuls sols connus sont les chemin pavés et les moquettes duveteuses. L'avant goût de ce qui les attend à pour effet de commencer doucement à effacer leurs sourires.

Le groupe est guidé jusqu'au dortoir, un bâtiment placé tout près du manoir vers l'est.
Les hommes prennent leurs quartiers au deuxième étage tandis que les femmes vont au premier.
Evangeline se sent défaillir lorsqu'elle découvre qu'elle devra partager sa chambre et sa salle de bain avec deux autres personnes. Les chambres contiennent le strict nécessaire, aucune décoration si ce n'est un crucifix au dessus de chaque lit.


Soudain la cloche de l'église se met à sonner. Tout le monde se dirige alors du côté ouest du domaine. En arrivant proche de l'église des hommes en costumes stricts se placent de part et d'autre de l'assemblée des jeunes et les rabattent doucement vers l'entrée de l'église. Ils ont alors le sentiment de se faire amener comme des moutons partant pour l'abattoir.


Une fois que tout le monde a pris place sur les bancs, les hommes en costume remontent l'allée et viennent se placer les uns à côté des autres face aux jeunes.
Un homme âgé se place au milieu et prend la parole.
« Je me présente je suis le directeur de cet établissement, Mr Edward Grandt. Je vous souhaite la bienvenue à Saint Georges.
Chacun d'entre vous a abandonné la course à la connaissance, soit pas manque d'envie ou trop de distraction mondaine. Vous êtes ici parce que vos parents ont décidés que nous étions le dernier recours pour vous remettre dans le droit chemin. Et nous avons tous à cœur de réussir cette tache. Quoi que cela en coûte.
Ici vos seules occupations seront dirigées vers les études. Comme vous avez pu le constater seule la forêt entoure le manoir et ne comptez pas trouver âme qui vive avant quinze miles.
Pour les esprits les plus rebelles des salles de repos sont spécialement aménagées au sous sol du dortoir.
Je vais à présent vous présenter l'équipe pédagogique. »


Tour à tour chaque membre s'avance de la rangée lorsque son nom est annoncé.
James Roemar, le surveillant général. Un homme grand et au visage fermé.
Edisson Piarce, le concierge et son frère Paul, concierge en second.
Magda, la cuisinière. Une femme aussi large que haute. On peut même distinguer des poils sur son menton depuis les bancs de l'église.
Howard Jones, le cuisinier en second.
Chase Weegins, le professeur de mathématique. Un homme plutôt quelconque, engoncé dans son costume.
Depsey Anthon, le professeur de physique, chimie.
William Keunt, professeur d'économie et droit. Un homme pas très grand et bedonnant. Son nez empourpré et son visage buriné indique que sa boisson préférée n'est pas le thé.
Olivia Godfray, professeur de littérature anglaise et française. Une femme magnifique qui affecte tous les hommes présents autour d'elle. Sa perfection tranche avec la banalité du reste du corps professoral.
Christopher Light, professeur de sport. Un physique qui colle parfaitement avec son métier, un grand gaillard avec une musculature bien développée.
Emett Boyle, professeur d'histoire géographie et d'histoire de l'art. Le seul à afficher un léger sourire depuis le début des présentations.
Enfin Kurt Hollditz, professeur de biologie.


« Et pour finir les présentations, j'ai le plaisir de vous annoncer que nous avons l'honneur de recevoir Monsieur Grandt Cunningham. Descendant de Sir Andrew K Cunnigham généreux donateur de ce domaine. Cet établissement fête ses cent ans et pour cette occasion nous débutons le projet de rénovation des ruines situés au nord-ouest du manoir. »


Avant de vous laisser quartier libre il nous faut effectuer la mise à niveau. Pour cela nous allons parcourir l'assemblée avec des boîtes et vous demander de vous séparer de vos effets personnels ainsi que de vos tenues actuelles. Sans attendre les professeurs s'avancent et invitent avec plus ou moins de douceur à vider les poches des élèves.
Alexander essai de planquer ses cigarettes discrètement. Le professeur de sport qui le regardait faire dans son dos l'attrape par l'épaule avec un regard sévère. Il récupère toutes ses cigarettes et lui rappel qu'il reste encore de la place dans les geôles sous le dortoir.
Puis chacun des élève se voit fournir un uniforme insipide.


Les professeurs s'en vont et les élèves aux regards dépités commencent à se diriger vers la sortie de l'église.
C'est alors qu'Abigail surprend une jeune fille qui pleure dans un coin. D'une âme plutôt sociale et aidante, elle entreprend de lui venir en aide et de lui apporter une oreille compatissante.
Il s'agit de Josepha Parkinson, 17 ans. Elle s'est très vite attachée à Abigail et la considère comme sa meilleure amie maintenant. Elle la suis partout où elle va.
Partout, c'est à dire même dans la chambre commune qu'Abigail, Evangeline et Margaret partagent.
Ces dernières ne semblent pas enchantées de sa présence mais compte bien pouvoir au besoin s'en servir comme guetteuse, appât voir bouclier humain.


Plus tard, Abigail et Alexander décident d'aller observer la lisière de la forêt, dont tout le monde parle comme un vrai nid d'animaux sauvages et féroces.
Alexander ne rencontrera qu'un nid de poule sur son chemin. Le résultat de cette rencontre : une entorse de la cheville.
Magda la cuisinière/infirmière/médecin/ostéopathe n'a pas réellement su arranger son état et l'intervention d'Evangeline fut indispensable.


Alexander, qui n'a pas renoncer à fumer malgré la confiscation de ses cigarettes, demande si une quelqu'un pourrai lui vendre quelques cigarettes.
Un jeune homme dénommé Biff se présente à lui. Une brute épaisse, qui ne s'étouffe pas de bonne manières.
Il lui fourni plusieurs cigarettes, non sans lui rappeler qu'il a une dette envers lui. Il propose ensuite au groupe de participer à une soirée au nord du manoir le soir même, après le couvre feu bien entendu.
Ils se retrouvent en pleine nuit dans une espèce de cratère qui les protège de la vue et allument un feu de camp. Les filles comme les garçons n'ont eu aucun mal à sortir du dortoir. Le professeur de sport ronflait comme une locomotive dans son rocking chair et le professeur de littérature n'était tout simplement pas là.
La bande de Biff à réussi à subtiliser une bouteille de Whisky au professeur d'économie. Son visage empourpré vu plus tôt dans l'église ne mentait donc pas.
La soirée bas son plein et des couples commencent à se former au fur et à mesure que la nuit avance et que le niveau de la bouteille de Whisky descend.
Pour les plus prudes un silence commence à s’installer une fois que les conversations d'usage furent épuisées.
Soudain un bruit. Un homme avec une lanterne approche. Alexander se lève, descend son pantalon et pisse sur le feu de camp, devant le regard stupéfait des filles.
Il s'abaissent pour éviter de se faire repérer et observent les mouvements de la silhouette. Elle se dirige vers les ruines.
Ne souhaitant pas se faire repérer, la compagnie décide de quitter les lieux sur le champ et d'aller se coucher. Tout en ce donnant rendez vous même endroit, même heure le lendemain.


Le lendemain, la journée commence par un réveil aux aurores. Première étape de la journée : la messe. Suivi par un petit déjeuner plus qu'austère.
Le professeur de mathématiques est souffrant. Il n'y aura pas cours mais étude avec le frère du gardien. Un simplet. Le groupe le questionne sur les ruines. Il leur dit qu'un incendie a ravagé une maison il y a cinquante ans de cela mais ne peut nous en dire plus.


Pour pouvoir en savoir plus sur ces ruines les trois filles s'y rendent pendant leur quartier libre.
Evangeline campe sur le chemin pour faire le guet pendant qu'Abigail et Margaret explorent les ruines. L'édifice est complètement carbonisé, recouvert de cendres, plus rien ne semble subsister.
Elles observent des traces de pas formée dans la suite qui font le tour et une boite posée au sol. Une petite boite en bois gravée de symboles obscurs. A l'intérieur, de la suie. Abigail la place sous sa robe et elles partent au dortoir pour pouvoir l'étudier en détail.
De retour dans leur chambre, les trois filles tentent de déterminer l'usage et l'origine de cette boite.
Il semblerait que ce soit une urne funéraire, cependant la tentative de traduction des symboles ne donne rien. Certainement un dialecte créole, il leur faudrait un livre en langue créole pour comprendre.


L'après midi, le professeur de mathématiques absent le matin revient. Il ne semble pas souffrant, il semble même beaucoup plus rayonnant que lors de leur rencontre la veille. Là où dans l'église il évoquait un homme plutôt quelconque, ici il apparaît attirant et charismatique.
La journée se poursuit avec un passage par la bibliothèque. Ils y trouvent le professeur d'histoire, Emett Boyle qui les invite à emprunter des livres de sa collection privée. Alexander s’intéresse à un ouvrage intitulé Sorcellerie du Maine.
Dans cet ouvrage le nom de Cunningham apparaît dans la liste des familles suspectées de sorcellerie en 1840.
En consultant d'autres livres, nos compagnons apprennent que les ruines du domaine furent une dépendance pour le personnel de maison. Ils sont tous morts dans l'incendie. Certaines personnes relataient que le feu a duré trois jours et deux nuits et qu'on pouvait apercevoir des flammes bleus.


Une nouvelle soirée est organisée au nord du domaine. Josepha a réussi à se faire convier en l'échange de paquets de cigarettes.
Alexander montre alors un nouvel intérêt pour cette dernière et l'invite à visiter l'orée de la forêt... Les couples de la veille se reforment et les imitent.
Reste alors Abigail, Lysander et Margaret. Ils s'ennuient sec et partent espionner près des ruines en espérant voir arriver le visiteur mystère de la nuit précédente.


Arrivé près des ruines Margaret s’empêtre dans les buissons, et fini par glisser dans la boue. Elle râle et repart jusqu'au dortoir pour étudier l'urne trouvée plus tôt dans la journée.
Il ne reste alors qu'Abigail et Lysander, a l’affût du moindre bruit. Le visiteur arrive enfin, et il n'est pas seul. Ils arrivent à entendre partiellement la conversation : « ça a commencé... il nous en faudra d'autres … oui maître... »
Lorsque les deux hommes repartent, on peut distinguer que l'un d'eux porte une boite en métal, une cage. Un bruit animal s'en dégage.


Lors de son retour dans la chambre Evangeline semble affligée de sa soirée, apparemment son Roméo d'un soir n'a pas été à la hauteur.




Le lendemain, encore la messe. Le groupe de compagnon s'aperçoit que l'appel du matin n'est plus fait. Après comptage il semble qu'il manque plusieurs élèves, au moins trois.
La journée de cours ce poursuit, aujourd'hui c'est le professeur d'économie droit qui est absent.
Le premier cours de littérature à lieu, Olivia Godfray, somptueuse, glisse un morceau de papier dans la main de Lysander tout en lui adressant un clin d’œil évocateur. Sur le papier il est inscrit « rendez vous ce soir vingt trois heure dans ma chambre ».
Par la suite, pendant le cours d'histoire, Alexander simule une douleur insupportable a sa cheville et sort de la salle.
Il se dirige vers l'étage supérieur pour inspecter les chambres des professeurs. Elles sont toutes fermées. Arrivé au bout du couloir il tombe nez à nez avec une tapisserie représentant des marais. Une sensation de malaise l'envahit à sa vue, en s'approchant ce malaise grandi jusqu'à lui donner la nausée. Il finit par vomir ses tripes dans le couloir.


Le professeur d'éco droit qui était absent le matin était présent l'après midi. Il présentait étrangement bien, son visage semblait éclairci et plus aucune vapeur d'alcool s'évaporait de sa bouche.
Alexander se débrouille encore pour échapper à la vigilance des surveillants et va visiter le sous sol du dortoir. A la première marche qu'il empreinte pour descendre, il glisse et dévale les escaliers. Il se casse une côte en tombant et hurle sur le choc. Le professeur de sport alerté par le cri le trouve agonisant en bas des escaliers et l’amène chez Magda. Il échappe de peu à la brûlure lorsque Magda prévoit des serviettes et de l'eau bouillante pour lui apporter les premiers soins.


Le reste du groupe vient rendre visite à Alexander pendant sa convalescence. Ils tentent de voler une fiole d'éther dans la réserve de médicament mais la casse par mégarde. Magda alertée par le bruit accoure, se penche au dessus du liquide qui s'écoule sur le sol et sombre dans un sommeil profond.
Maintenant libérés de la présence de Magda, l'équipe fouille dans son bureau et trouve un carnet ainsi que quelques notes.
Sur les notes, on peut voir une liste de certains noms d'élèves associés à leur groupes sanguins. Que des groupes A+. Trois noms sont barrés, ce qui équivaut au nombre d'élèves manquant à l'appel ce matin. Les noms de deux membres de la compagnie apparaissent en fin de liste.
Evangeline ouvre le carnet, elle est soudain prise d'un malaise et de violentes nausées. Elle fini par vomir et manque de tourner de l’œil.
Elle a tout de même réussi à distinguer une étoile de David sur la couverture, les écritures sont en hébreux. Le titre est : La cabale de Saboth. Le symbole de l'étoile de David est composé de deux triangles inversées représentant le combat entre le bien et le mal.
La dessus, l'équipe se retire de l'infirmerie en laissant Magda sur place et en aidant Alexander à se relever.


La fin de la journée approchant, nos compagnons profitent du quartier libre pour scruter les environs et examiner les allées et venues.
Alexander voit Magda alpaguer une jeune fille manu militari et partir avec elle dans le manoir. Il la suit discrètement jusqu'à arriver devant sa chambre. Il observe alors une scène horrible : Magda tient la jeune fille fermement tout en approchant de sa tête avec un une pince en bois. Entre les pinces une espèce de forme organique, larvaire qui se tortille.
Alexander se lance alors contre Magda et lui fait lâcher sa prise. Il s'échappe de la chambre en courant avec Magda à sa poursuite.
Au même moment le reste de la compagnie se rend à la bibliothèque pour tenter d'obtenir plus d'explication sur le carnet. Mr Boyle, se montrant toujours aussi sympathique, les invite à venir consulter un ouvrage personnel rangé dans sa chambre.
Alexander quand à lui, a réussi à se cacher dans une alcôve sous l'escalier, Magda reste aux aguets juste à côté.
C'est alors que le groupe accompagné de Mr Boyle traverse l'entrée du manoir et se dirige vers les escaliers. Alexander profite de leur présence pour sortir de sa cachette et réintroduire le groupe sous le regard assassin de Magda qui ne peut agir à découvert.


Arrivé dans la chambre, Emett s'agenouille devant son lit et en sort une malle. Il se retourne et tient en joug le groupe avec un revolver. «  Donnez moi le carnet. ».
Evangeline lui répond qu'ils ne l'ont pas, Emett lui tire alors une balle dans la jambe. Elle s’effondre. Alexander donne alors la cachette du carnet, Magda restée non loin de là s'empresse d'aller le chercher.
Tour à tour chacun des compagnons tentent d'aider Evangeline. Loin de lui apporter de l'aide leur intervention envenime la situation et elle tombe dans le coma.


Emett explique alors ce qu'il retourne. Lors d'une de ses expéditions, il a trouvé, dans le tombeau du pharaon noir, un cercueil rempli de larves tentaculaires translucides. Ces larves ont la capacité de rendre les gens dociles. Il l'a utilisé avec le reste des professeurs pour en faire ses marionnettes. Cependant les larves ne consomment que du sang, et pas n'importe lequel, du A+. C'est là que les élèves entrent en jeu. Ils étaient enfermés dans les geôles tête en bas afin d'extraire le nectar nécessaire.


L’intermède qu'offrait ces explications se termine lorsque Magda réapparaît avec le carnet dans la main. Emett pointe alors son revolver sur chacun d'entre eux.
Le doigt sur la détente, prêt à tirer, la fenêtre derrière lui vole en éclat. Biff tient un fusil dans sa main et tire sur le professeur.
Il essai de se relever mais est arrêté par une violente douleur. Il se tient la tête en hurlant, c'est alors que son crâne éclate laissant apparaître la cervelle et une mousse blanche se déverse. Un vers se glisse le long de ce qui lui reste de visage.
Tous les professeurs tombent dans les pommes. Les services sanitaires évacuent l'établissement. Evangeline sortira du coma quelques semaines plus tard et se rétablit en fauteuil roulant.
L'histoire sera étouffée sur le compte d'une intoxication alimentaire et la mort du professeur de français en suicide à l'arme à feu.


Et c'est trois mois plus tard que nos compagnons se retrouvent lors d'une fête organisée par Alexander.


Il décident alors de former le Maléfice Club...


Dernière édition par NanGalad le 26/08/2016, 17:33; édité 1 fois
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MessagePosté le: 10/10/2016, 17:22    Sujet du message: [Rapport] Cthulhu Répondre en citant

Nous sommes le 18 décembre 1920, nous sommes à Dublin sur le quai de la gare, il est 8h15 du matin et il fait froid, nous remarquons immédiatement la présence de l’armée, des hommes équipés de fusil, nous sommes en pleine guerre de l’IRA. Entre le froid et les hommes armés, l’ambiance est glaciale. Deux hommes armés viennent contrôler nos passeports. La sécurité est maximale car il y a 15 jours de cela il y a eu une fusillade après un match gaélique, le bloody Sunday. Ils nous demandent d’être prudent et de ne pas nous aventurer dans les quartiers irlandais pur souche. 



Nous prenons un taxi qui nous conduit directement à l’hôtel Métropole dans le centre-ville de Dublin. Le trajet en taxi est assez long car il y a plusieurs barrages de sécurité dans la ville. Nous arrivons à l’hôtel et nous sommes accueillis chaleureusement par le propriétaire, Monsieur Patrick Rowney. Il nous indique que nos chambres sont au 1er étage où se trouve une porte de sortie pour que nous puissions rentrer et sortir à notre guise. L’hôtel est assez bien décoré, nombreuses peintures et bien sûr un joli buste de la reine. Au bout du couloir se trouve 2 suites, une pour les femmes et une pour les hommes. Les chambres possèdent une salle de bain avec baignoire et deux secrétaires pour la correspondance. M. Rowney m’a confié la clé pour la porte de sortie à l’étage. Toutes les peintures que nous pouvons admirer sont de la défunte épouse de M.Rowney, Elisa Rowney .Les chambres sont propres, bien tenues et décorées avec soin. Il nous invite à prendre le brunch à 11h00 au rez de chaussée de l’hôtel. 
 
 
Nous passons à table, Patrick nous explique qu’il souhaite faire des travaux de rafraîchissement de l’hôtel et qu’il a acheté un garage pour stocker les meubles le temps des travaux. Il nous explique pendant que nous mangeons qu’il y a une trappe vers le sous-sol, que lui-même est descendu avec une échelle et une lumière. Dans cette pièce au sous-sol il a aperçu sur une paroi une peinture, une fresque romaine. Nous sommes très intéressés par ce récit, il a effectué quelques recherches de son côté avec un ami professeur, il s’agirait d’une représentation d’Eblana, une antique cité romaine et nous le savons tous il existe très peu de vestiges sur cette période. Il nous demande de confirmer et d’authentifier la fresque romaine. Nous lui posons quelques questions pour en savoir un peu plus sur ce garage. Les anciens propriétaires sont M et Mme Wiperty. Son ami professeur d’histoire qui l’a aidé est M.Obadia Jones. Il nous parle de cette découverte mais également de son fils James qui adore la musique jazz et passe tout son temps dans les bars de Dublin … Il nous demande bien sûr de garder tout ceci confidentiel et d’agir dans la plus grande discrétion. 


 
Nous appelons un taxi car Patrick nous a confié une malle avec du matériel ainsi que la clé pour ouvrir le garage. Le taxi nous amène dans le quartier où se trouve le garage. Nous ouvrons le cadenas, le garage est vide, le sol est en terre battue et nous apercevons la trappe. 
 
 
Avec mes amis nous commençons à explorer les lieux, je tente de trouver une porte dérobée ou une trappe mais emportée par autant d’énergie je fais littéralement un trou dans le mur … mes amis sont très surpris car le trou donne directement dans les égouts de la ville, il y a des rats et beaucoup d’humidité. 
 
 
Je préfère me concentrer sur la peinture avec Alexander et nous arrivons grâce aux jeux de lumière et à la qualité de la peinture d’affirmer que cette peinture ne date pas de l’époque romaine mais du 18ème  voir 19ème siècle, en effet la peinture murale représente une scène de la vie quotidienne, la récolte des pommes à la campagne. 
 
 
Pendant ce temps, Lysander, Abigail et Margaret sont concentrés sur le trou que j’ai créé et nous indique qu’ils entendent du bruit, comme des gémissements, des pleurs. Très surpris mais aussi inquiet, nous décidons d’aller voir de plus près ce qu’il en est, nous sommes effrayés (surtout les dames) mais nous prenons des lampes pour nous rendre dans les égouts. Nous entendons une voix gémir qui dit « non, non, laissez-moi ». Ces quelques mots viennent de la gauche, plus on avance et plus on entend des pleurs, au loin nous voyons un homme au sol à genou. Nous souhaitons l’examiner mais il se débat, Alexander lui mets un coup de poing au visage pour qu’il arrête de se débattre. Nous l’examinons et cet homme n’a plus ses yeux, il est dans un état pitoyable, vêtements déchirés, plusieurs blessures, il a des traces de contention il a était battu, les ongles très sales. Dans la paume de ses mains il a un dessin, un symbole en forme d’œil. J’ai déjà vu ce symbole dans les livres de ma mère, il représente le symbole de l’âme. 
 
 
Nous ramenons cette homme jusqu’au garage et nous attendons le taxi. Nous partons avec Lysander pour l’hôpital le plus proche, en effet cet homme doit être pris en charge pour avoir des soins médicaux d’urgence. Pendant ce temps, Margaret, Abigail et Alexander partent à l’hôtel à pied. 
 
 
Nous arrivons à l’hôpital et nous sommes accueillis par la secrétaire qui ne veut pas comprendre que nous ne connaissons pas cet homme et que de ce fait nous n’avons pas son nom de famille ou même son prénom. La prise en charge est compliquée, je lui donne mon nom et mon adresse pour les frais médicaux. Après ces délicates démarches administratives, nous rentrons à l’hôtel.  
 
 
Vers 23h00, nous recevons un appel de l’hôpital, nous partons avec Lysander et je me retrouve encore nez à nez avec la secrétaire qui m’oblige à signer les papiers pour l’homme que nous avons amené. Elle me parle de procédure, de police, bref nous montons dans la chambre du patient où se trouve la police, Lysander répond à leurs quelques questions, quant à moi je fais le tour de la chambre et j’aperçois écrit au mur : « Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu Rlyeh wgah’nagl fhtagn. Ghlui wgah’nagl muin cuchulaimn c’thi Brù na boinne » 
 
 
Sur le chemin de l’hôtel, je fais part à Lysander de cette phrase que j’ai lue sur les murs. Nous rentrons nous coucher. 
 
 
Le lendemain matin, une servante nous amène le petit déjeuner et les garçons sont attendus par la police au rez de chaussée de l’hôtel. La police interroge Lysander et Alexander car ils savent que nous avons trouvé l’homme X dans les égouts. Nous sommes très surpris qu’ils en sachent autant à notre sujet. Nous devons prouver notre innocence et nous les amenons au garage puis au sous-sol puis dans les égouts pour leur expliquer ce qu’il s’est passé mais qu’en aucun cas nous sommes partisans de l’IRA . 
 
 
Enfin libre, nous rentrons à l’hôtel pour parler à Patrick. On lui annonce que la fresque murale n’est pas ancienne du tout, un siècle grand maximum. Il est vexé car il n’est pas content d’entendre ce qu’on lui dit et qu’en plus j’ai fait un trou dans son mur ! Mais il accepte de nous laisser séjourner deux jours de plus dans l’hôtel. 
 
 
Alexander appelle le sanatorium de la ville mais aucun homme n’a été interné. Il appelle également le professeur  Jones pour prendre rendez-vous avec lui car nous aimerions le rencontrer pour lui parler de la phrase. Il nous donne rendez-vous au café Cairo à 17h00. 
 
 
Nous décidons de nous rendre à la mairie au cadastre pour en savoir plus sur le garage et le sous-sol, il s’agit simplement d’un quartier d’habitation où avant il y avait une maison, mais nous n’en savons pas plus. 
 
 
17h00, nous allons au café Cairo, il y a un peu de monde, ça boit, ça discute…nous apercevons le professeur assis à une table, on le rejoint et on lui montre la fresque du sous-sol, il connaît bien cette peinture qui habillé les maisons de l’époque pour décorer les salons. On lui confie également la phrase de la chambre de l’hôpital et il est très intrigué. Il nous recontactera quand il aura fait quelques recherches. 
 
 
Nous rentrons à l’hôtel nous reposer un peu et manger, à peine le repas terminé, nous recevons un appel du professeur Jones qui nous demande de le rejoindre à la bibliothèque du Trinity Collège. Nous partons immédiatement, le bâtiment est ancien, on s’avance dans les couloirs et on rejoint le professeur. Il est tout pâle et nous demande de chuchoter, il sort le papier et a réussi à le traduire.   
 
 
 

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MessagePosté le: 17/10/2016, 10:04    Sujet du message: [Rapport] Cthulhu Répondre en citant

« Dans son refuge à R’lyeh, le grand Cthulhu attend en rêvant. Et il n’a pas peur de Cuchulainn, il lui enverra sa créature de la Boyne » 

 
Le professeur a poursuivi ses recherches dans un autre livre très ancien, qui raconte l’histoire d’un grand guerrier, Quchulin qui va poursuivre les démons pour les tuer avec une lance qu’il a trouvé dans le sol, appeler Gae Bolga. Dans le livre de Shean, un moine passionné par l’histoire de Quchulin, le moine raconte les combats un peu moins glorieux, bien sûr ses récits sont moins connus. Ce grand guerrier se serait battu contre des créatures de la mer mais il n’arrive pas à la tuer et l’enferme dans un tombeau et se doit chaque hiver de lui mettre un coup d’épée dans le cœur pour la rendormir. 

 
Le professeur nous apprend qu’un certain Patrick Conague serait en possession de plusieurs objets anciens dont la lance. Nous partons de l’université et nous commençons à réfléchir sur cette phrase et sur ce que le professeur nous a expliqué. La Boinne est un fleuve de Dublin, il existe 2 invocations pour invoquer et congédier la créature de la Boyle, qu’on appellerait aussi Cthulhu, une entité supérieure, une divinité. Il est 3h du matin, nous sommes épuisés, nous rentrons dormir à l’hôtel. 

 
Au petit matin du 20 décembre, il est 8h, au petit déjeuner, nous contactons par téléphone Patrick Conague pour prendre rendez-vous. Il sera disponible vers 12h. Nous empruntons une carte de Dublin pour voir où se situe le fleuve que nous cherchons, il y a une auberge pas loin, nous appelons pour louer une chambre pour le soir. 

 
Il est 12h, nous arrivons chez Patrick Conague, le notable avocat très riche de la ville, nous sommes accueilli par Nestor qui nous conduit à M.Conague. C’est un homme très jeune, beau et très élégant. Nous lui parlons bien sûr de la lance et il nous explique que son père a sacrifié sa vie pour cette lance qui apparemment n’existe pas. Il nous raconte la légende, dans la vallée de la Boinne sur le site de New Grange pendant le solstice  d’hiver, n’est pas mort ce qui a jamais dort. Il est assez étonné que tant de personnes viennent le voir aujourd’hui pour lui parler de cette lance car le capitaine Cervette est passé le voir pour lui poser des questions par rapport aux histoires de cette lance. Nous allons bientôt prendre congés quand Alexander demande les commodités, nous l’attendons bien sûr avec notre hôte qui est très intéressé par Abigail. 

 
Au lieu d’aller aux toilettes, il va dans le boudoir pour bouger l’armoire, il s’introduit dans une pièce et s’empare discrètement de la lance. Nous partons et dans la voiture il nous montre la lance. Je me sens toute bizarre quelque chose à changer chez lui …mais je n’arrive pas à le définir… 

 
Après quelques heures de trajet, nous arrivons sur le site de New Grange qui a été fermé par l’armée et le Capitaine Cervette pour ne pas attiser les croyances païennes de l’IRA. Nous arrivons à l’auberge, nous sommes accueillis par un homme un peu bourru, cela va nous changer du luxe de l’hôtel, on se dirige vers notre chambre et les commodités sont sur le palier. 

 
Nous nous  changeons et on descend manger dans la salle commune. Le repas nous est servi dans des écuelles, dans la salle, ça boit, ça joue aux cartes, ça parle … nous allons nous coucher ! 
Le 21 décembre 1920, nous prenons le petit déjeuner dans la salle et on voit Alexander revenir de l’extérieur avec son manteau mais sans la chemise ! Il fait froid dehors mais cela n’a pas l’air de le déranger, je savais que quelque chose avait changé … peut être la lance, je m’interroge. 

 
Sur une table à côté de Lysander se trouvent deux hommes qui l’observent mais ils payent et s’en vont. Je pars me reposer et Alexander monte également, quand il ouvre la porte il me retrouve attacher et bâillonner par ces deux hommes. Alexander part chercher nos amis et remontent. Ils sont interrogés par ces 2 hommes qui nous apprennent qu’on a sauvé leur frère dans les égouts à Dublin. Ces deux hommes sont de l’IRA et ne comprennent pas notre présence ici. 

 
Ils nous expliquent que le capitaine Cervette est derrière tout ça et qu’il est sur le site de New Grange. Il tente de faire venir une créature au moment du solstice d’hiver. Il me détache et nous fait confiance pour intervenir sur le site et lui-même a envoyé une trentaine d’hommes pour attaquer. Nous lui demandons des armes et ils s’en vont. Vers 13h nous partons en calèche et nous arrivons à New Grange vers 16h15. Nous sommes cachés et à 17h01 nous entendons la première détonation, l’IRA arrive dans le camp pour attaquer. On s’avance et on entend la phrase d’incantation qui est répétée, répétée, répétée plusieurs fois sans cesse…  au centre des prières et au milieu un caveau. C’est le capitaine qui répète la phrase, à côté de lui un brasier qui devient rouge carme. Il  met un collier au-dessus du brasier, Alexander en profite pour lui lancer la Gae Bolga dans le dos en plein milieu. 

 
Au même moment on tire sur les deux hommes mais en vain. Nous sommes excités mais tellement paniqués que Margaret tire sur Lysander par mégarde. Alexander achève le capitaine avec la lance. Pour me protéger d’un des hommes, je prends mon arme et je tire mais je touche mon amie Margaret … le deuxième homme s’enfuit et Alexander n’écoutant que son courage le rattrape et le tue. Le capitaine a eu le temps avant de mourir de mettre le collier d’œil dans le brasier. Alexander ouvre le tombeau et plante la lance dans le cœur de la créature puis le tombeau se referme et la lance reste dans le cœur. 

 
Je soigne Lysander et Alexander tente de soigner Margaret mais il serre trop fort son bandage, il a beau maîtriser la psychanalyse mais pas encore la médecine ! 

 
Nous restons environ 3 jours à l’auberge pour nous reposer, puis quelques jours à Dublin pour soigner nos amis. Enfin, nous prenons le train pour rentrer à Londres, un repos bien mérité après tant de péripéties ! 

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MessagePosté le: 26/10/2016, 22:17    Sujet du message: [Rapport] Cthulhu Répondre en citant

Journal de Bord de Lysander Field, Maléfice Club, 20 Juin 1921, Cade’s Rest


Je souhaite raconter en détail cette histoire afin d’exorciser au mieux les événements qui se sont produits… J’espère simplement que mon encrier et ma plume auront toute la résistance nécessaire…


C’est par une missive de notre cher Alexander, et requête du Professeur Mc Tavish, Doyen de l’Université Miskatonic d’Arkham, dans le Massachusetts, que nous avons tous convenus, membres du Maléfice Club, de partir enquêter sur la disparition du Professeur Henry Roades.


Voici le récit de nos recherches.


Mc Tavish a fait part de son inquiétude suite à la réception d’une lettre de son ami et collègue, le Professeur Henry Roades, professeur émérite d’Histoire.
Tout commence donc par cette fameuse lettre :
« Magasin général Baxter
Blackwater Creek
Comté de Dunwich
10 Mai 1921
 
Mon cher Mc Tavish,
Je suis particulièrement désolé de vous informer avoir été malencontreusement retardé dans mes plans de retour à l’université. En effet, si, comme nous en avons déjà discuté par le passé, les fouilles sur le site n’ont donné aucun résultat, j’ai encore quelques menus travaux à effectuer avant de pouvoir m’extirper de là. Je prévois de revenir à Arkham à la fin du mois d’août au plus tard. Encore une fois, veuillez accepter mes plus plates excuses pour les désagréments que cette prolongation pourrait causer.
Dans le cas où vous envisageriez d’envoyer sur place des équipiers de terrain, je ne puis que vous le déconseiller dans les termes les plus vifs. Vous en avez probablement déjà entendu parler, et cela m’attriste de vous rappeler que l’un des agriculteurs du coin s’est pris d’une forte aversion pour notre présence ici, et il semble avoir quelques associés pour le moins mystiques.
Notre équipe de fouilles se limite désormais à Abigail et à moi-même, et nous représentons sans doute à leurs yeux une intrusion suffisamment minime pour leur causer un quelconque désagrément. Je suis désolé d’insister ici sur le fait que l’accroissement de ce nombre pourrait être considéré comme une provocation.
Abigail vous embrasse, et nous avons tous les deux hâte de revenir à Arkham et de nous joindre à vous et Mary dès que nous le pourrons pour une soirée de bridge.
Je suis vraiment désolé.
 
Votre ami,

Henry »


Nous avons donc rendez-vous le 10 Juin 1921, au port d’Arkham, pour nous retrouver et lancer notre enquête.
Pour ma part, je suis arrivé la veille, afin de profiter du voyage pour retrouver un ami d’enfance.
Dès le matin, je pars en direction du port, afin de retrouver mes comparses que je considèrerais presque, maintenant, comme amis, étant donné les premières péripéties que nous avons vécues ensemble.
Je vois au loin Margareth, Evangeline et Alexander, attablés à la terrasse d’un bar. Je les rejoins et les retrouvailles sont plutôt chaleureuses. Nous prenons chacun de nos nouvelles. J’assure tout le monde que ma blessure à l’abdomen s’est bien soignée. L’épaule de Margareth a l’air d’aller bien mieux également.
Nous apprenons tout d’abord qu’Evangeline a suivi des cours intensifs de tirs. Ce ne sera vraiment pas inutile étant donné notre habileté récente à utiliser des armes à feu. Nous apprenons également par elle qu’Abigail ne sera pas présente. Il semblerait que des affaires familiales urgentes la retiennent à Londres ; j’espère que ce n’est rien de grave et que nous la retrouverons très prochainement.
 
La discussion s’entame autour d’un café, que nous avons tout-de-même attendu ½ heure. Heureusement encore qu’il est arrivé chaud ! Mais nous voyons tout de même que les années passées depuis l’indépendance des Etats-Unis ont vraiment fait perdre tout le tact et le savoir-vivre anglais à nos cousins américains…
C’est là qu’Alexander nous présente la lettre, citée plus haut, adressée au Doyen Mc Tavish de. Ce dernier nous a contactés par l’intermédiaire de Patrick Connacht, généreux donateur, dirait Alexander, de la Lance nous ayant permis de terrasser la dernière abomination rencontrée. A noter que Mc Tavish et Connacht se connaissent bien, faisant partie de la même loge franc-maçonne.
Il souhaite donc s’employer nos services afin de retrouver son ami Henry Roades, disparu suite à ses recherches dans le Comté de Dunwich. Pourquoi ce souhait ? Car la lettre est écrite de la main propre de Roades, alors que sa correspondance habituelle est écrite de la main de sa femme. Fou d’inquiétude, il ne peut se résigner à ne pas lui envoyer d’aide.
 
Après ce breuvage qui nous a été présenté comme « café », nous prenons un taxi afin d’honorer notre rendez-vous avec Mc Tavish, à l’Université. Nous traversons donc Arkham, petite ville coquète et bien entretenue. Ces journées d’été sont très pluvieuses, nous nous croirions presque en Angleterre. Nous sentons nous rapprocher de l’Université lorsque nous apercevons de plus en plus d’étudiants en train de courir pour trouver un abri sous cette pluie battante.



Arrivés à l’Université, nous sommes très étonnés par son côté grandiose et prestigieux. Les étudiants sont tous en uniforme. Et bien que l’ambiance ait l’air bon enfant, tout paraît très studieux. Nous demandons notre chemin jusqu’au bureau du Doyen, et c’est après ½ heure de marche que nous arrivons enfin.
Nous entrons. Le nom du Doyen ne trahit pas ses origines : un petit homme d’une soixantaine d’année, roux, arborant une petite moustache en guidon et un bouc en V, le visage goguenard, la peau luisante. Son origine irlandaise nous a été confirmée par le drapeau encadré derrière son bureau.
L’accueil fut très chaleureux, bien qu’il ait également l’air très stressé et préoccupé. Il semble également très attristé par la disparition son collègue et ami. Il nous relate de nouveau tous les détails des recherches de Roades. Il nous fait également promettre d’être les plus discrets possibles quant à cette affaire. En effet, il serait très mal venu pour l’Université que l’information fuite quant à cette disparition. Officiellement, le professeur est revenu mais il est convalescent suite à une mauvaise grippe.
Roades est professeur d’Histoire. Un homme d’une cinquantaine d’années, bien portant, spécialisé dans l’Histoire des Etats-Unis et notamment des colons, de leurs vies et leurs périples, et grand fervent d’expéditions de recherches archéologiques. Ses dernières études l’ont mené sur les traces d’Ezekiel Cade, fondateur d’un village près de la bourgade actuelle de Blackwater Creek, dans le Comté de Dunwich, vallée du Miskatonic. Village de colon qui a disparu sans qu’il n’y ait aucune explication. Il aurait trouvé très récemment des preuves de l’implantation de ces pionniers, ce qui lui a permis de débloquer des fonds. Il est parti accompagné de sa femme et de 3 étudiants. Ses recherches l’ont également amené à enquêter sur une ancienne tribu indienne ayant vécu sur les lieux, les Sicaiooks. Connue pour ses relations mystiques, cette dernière a également mystérieusement disparu
Au fil du temps, les correspondances de Roades étaient de plus en plus pessimistes quant à ses potentielles découvertes. Jusqu’à la dernière lettre reçue qui nous a été présentée quelques heures auparavant par Alexander.
Les étudiants sont revenus de l’expédition mais sans le professeur et sa femme. Malgré l’envoi de nouveaux étudiants pour partir à leur recherche, personne n’a été retrouvé.
Poursuivant la discussion, Mc Tavish nous promet une rémunération conséquente, et commence d’abord par nous remettre une enveloppe de 1000$ afin de faire face aux premiers frais durant notre enquête, ainsi que l’assurance d’un logement et d’un couvert dès que nous le souhaiterions afin de mener quelques recherches que ce soit dans la bibliothèque de l’Université.
En dernier lieu, il nous informe nous allouer les services de son assistant personnel Owen Shaw, également étudiant en Histoire ainsi que le prêt d’un véhicule pour nous rendre sur place.
Il fait, en suivant, appeler Owen, un homme d’une trentaine d’années à peine, grand, costaud, avec une poigne ferme et franche. Un homme aux yeux et cheveux noirs que l’on préfère avoir avec soi que contre soi.

Après de sommaires présentations, Mc Tavish nous souhaite bonne chance et nous incite vivement à tout mettre en œuvre pour retrouver son ami au plus vite.


Avant notre départ, et comme l’exige toute enquête, nous décidons de nous rendre à la bibliothèque de l’Université. Bibliothèque ô combien majestueuse, présentant des milliers d’ouvrages, le rêve de tout étudiant. Owen nous conduit vers Mademoiselle Jessica, l’administratrice de la bibliothèque : bien que mademoiselle, elle présente un âge très respectable. Petite femme à chignon et au tailleur défraîchi, elle baigne ici dans son jus.
Owen lui demande les livres qu’il avait fait réserver. Une dizaine d’ouvrages, pour la plupart rédigés directement par Henry Roades ou avec sa contribution.
Nous nous installons tous les cinq afin d’en prendre connaissance. Après plusieurs minutes de recherches, Evangeline et moi-même trouvons les documents les plus intéressants donc notre quête.
En voici quelques extraits :


« Mythes et Légendes de l’ancien Massachusetts par Oliver Stansfield
Mystère moins sinistre et sans doute moins déroutant de la vallée du Miskatonic : le sort de la colonie Cade’s Rest.
Des éléments historiques attestent que, suite à la pendaison de Mary Dyer à Boston Common en 1660, un groupe de quakers quitta Boston, craignant la persécution des mains des puritains.
Ce groupe était dirigé par le tailleur Ezekiel Cade et comprenait jusqu’à 10 autres familles.
Après quelques mois de périple, ils s’installèrent sur les rives du fleuve Miskatonic, non loin de l’endroit qui deviendrait un jour Dunwich.
Bien que les sources fiables soient rares sur ce point, l’histoire populaire affirme que la colonie a connu la prospérité une fois que Cade et ses partisans sont entrés en contact avec une tribu indienne locale connue sous le nom de Peuple de la Terre Noire. Là où l’histoire devient du folklore, c’est à propos de la disparition de la colonie. Certains récits parlent de la terre qui s’ouvre et de l’engloutissement total des colons. D’autres racontent qu’ils ont été enlevés par el diable lui-même.
Même les détails les plus terre-à-terre sont contradictoires, certains décrivant la découverte des maisons vides sur le site, d’autres disant que les bâtiments avaient eux aussi disparu.
Etant donné que Cade est censé avoir été repéré à Boston quelques années plus tard, l’explication la plus probable est que les colons ont simplement migré de nouveau, propageant peut-être d’eux-mêmes la rumeur de leur disparition afin de garantir leur repli sur soi.
Autre possibilité : ils ont peut-être également eu des démêlés avec la tribu de la Terre Noire et ont été tués. Quelle que soit la vérité, la légende est de toute façon, au mieux, mineure. »


« Les tribus indiennes du Nord-Est
De tous les peuples ayant résidé dans la vallée du Miskatonic, le plus mystérieux et le plus redoutable était représenté par la tribu des Sicaiooks, connue par les colons blancs sous le nom  des Enfants de ka Terre Noire. On n’a plus de traces d’eux depuis l’époque coloniale, mais des récits les évoquant subsistent encore dans le folklore.
Et même si certains d’entre eux se fondent sans aucun doute sur des faits réels, un certain nombre ont probablement été embellis par le passage du temps ou déformés par les superstitions autochtones.
L’affirmation selon laquelle les membres de la tribu effectuaient des pillages tout en faisant des prisonniers qu'ils offraient ensuite en sacrifice à leurs grands esprits est largement plausible.
Les sacrifices humains étaient rares parmi les peuples indiens, mais la réputation maléfique et de dépravation des Sicaiooks était cause de leur évitement par toutes les tribus voisines, et les récits de leurs meurtres constituent une partie de cette fresque.
Leur férocité et leur soif de sang sont également l’origine la plus probable de la légende selon laquelle leurs guerriers ne mouraient jamais sur le champ de bataille et étaient à l’abri de toutes les armes mortelles.
Mais là où la légende des Sicaiooks devient pure fantaisie, c’est lorsqu’elle sous-entend que leur tribu était gouvernée par un conseil éternel des anciens, que l’on ne voyait jamais à l’extérieur de leur grotte sacrée.
On disait ces aînés sages et terribles, possédant une magie et des dons de guérison puissants. Tout aussi invraisemblable est la description des membres de la tribu comme « frères des serpents et de la vermine des champs ».
Aucun récit ou légende ne subsistent permettant d’expliquer la disparition de cette tribu, mais les causes les plus probables sont que ses membres ont été soit exterminés par leurs voisins ou les colons, soit que leur exposition à des influences civilisatrices a conduit à leur acceptation et à leur assimilation par les tribus les plus importantes de la vallée.

Par Nathaniel Chapman ».


Après avoir pris connaissance de ces textes, nous demandons à Owen de nous mettre en relation avec les trois étudiants ayant accompagné Roades. Deux sont encore présents sur le campus, le troisième ayant quitté ses études afin de se rendre au chevet de sa mère.
 
La première étudiante que nous rencontrons est Agnès Soms. L’air dépité quant à cette expédition, elle nous raconte qu’ils ont tous été très mal accueillis, les lieux étant remplis de malotrus et de bouseux. Elle nous parle notamment de deux frères particulièrement violents, très agressifs avec le professeur. L’un d’entre eux a même brandi une arme à feu. Tout cela ne nous laisse vraiment rien présager de bon.
Elle nous parle également d’un certain Sprouston, personnage hautain et grossier autoproclamé shérif. Cela avait l’air de passer un peu mieux avec lui mais il semblerait qu’il pense uiquement à ses propres intérêts. Elle nous relata également le séjour passé chez les Jarvy, un couple charmant, contrairement aux autres habitants.
Roades était vraiment nerveux étant donné ses relations conflictuelles avec les locaux. C’est pourquoi il a demandé aux trois étudiants de rentrer à Arkham.
 
Nous rencontrons ensuite Clarence Willer, qui s’est redirigé vers l’Histoire Naturelle suite à cette expédition. Il nous a bien fait comprendre que les recherches étaient veines et que le professeur se fourvoyait dans une quête vaine. Il n’avait jamais fait de véritable découverte et ce mythe de Cade’s Rest était un nouveau coup d’épée dans l’eau. Lui aussi nous relate le mauvais accueil des fermiers du coin, ne laissant pénétrer aucune de leur propriété afin de mener des fouilles.
Le seul site ayant pu être mis en place se situe à l’orée d’une forêt mais rien d’intéressant n‘y a été déterré. Clarence nous évoque également la fratrie avec qui il a, lui aussi, eu quelques démêlés.
Il nous parle également d’un certains Baxter, le gérant du magasin de la bourgade et faisant office de chef du village.
L’informant que nous allons nous rendre sur place, il nous fournit une carte des lieux et de ses alentours. Je pense cependant que nos recherches ne seront vraiment pas facilitées.
 
Enfin, sur les conseils des autres étudiant, nous décidons de rentre visite à Walter Kerry, ayant quitté ses études pour s’occuper de sa mère gravement malade. Nous nous rendons chez lui. La maison se situe dans un quartier ouvrier assez pauvre. L’ensemble paraît défraîchi et vraiment peu entretenu.
Nous franchissons un portillon en fer qui grince et traversons un jardin empli d’herbes hautes. Owen sonne à plusieurs reprises avant que la porte ne finisse par s’ouvrir.
Se présente alors à nous un jeune homme débraillé, voulant faire preuve de bonne tenue, mais ne pouvant cacher son origine sociale modeste. Il a l’air très fatigué et nous informe immédiatement que sa mère est gravement malade. Après quelques mots échangés, Walter accepte de nous faire entrer. L’intérieur de la maison confirme nos premières impressions : tout est poussiéreux et paraît venir d’un autre temps. Nous remarquons également que de nombreux ouvrages d’Histoire sont posés çà et là ; beaucoup relatent des légendes de tribus amérindiennes.
Walter commence à nous raconter l’expédition, l’air épuisé et totalement perdu dans ses pensées. Nous commençons à comprendre qu’être au chevet de sa mère est une véritable épreuve. Bien que cette expédition soit complètement loupée, il est certain qu’il y a quelque chose à trouver. Il nous confirme de nouveau que les autochtones sont très renfermés, très négatifs avec des tendances violentes.
Tous ont également essayé de les effrayer avec la forêt, leur demandant s’ils allaient en revenir. Elle fait l’objet de nombreux mythes et légendes. Cependant, ils n’y ont rien vu de particulier.
Walter est également le seul à nous donner le nom des deux frères : les Carmody. J’espère que nous ne croiserons pas leur route étant donné leur réputation.
Il nous raconte enfin que leur départ précipité est intervenu à peine 24H après l’altercation entre Roades et les Carmody.
Les discussions en restent là, Walter nous demandant de prendre congé car sa mère l’interpelle. Tout au fil de notre conversation, il nous paraît vraiment instable émotionnellement. Cependant, Evangeline et moi-même remarquons bien qu’il n’y a aucune trace de présence féminine dans cette maison. Nous doutons de la véritable présence de sa mère, mais ne pouvons en être sûrs sans avoir à espionner le pauvre jeune homme contre son gré. Je profite tout de même de la présence de Walter à l’étage pour jeter un œil au tas de courrier qui s’amoncèle sur un guéridon à l’entrée : aucune lettre n’est adressée à un personnage féminin. Le détail qui m’interpelle le plus concerne une lettre provenant d’une société de pompes funèbres datée d’il y a 6 mois. En y prêtant plus attention, nous remarquons également qu’aucune voix féminine ne provient de l’étage.
Le dernier détail nous convaincant que quelque chose de louche se cache sous « la mère » de Walter est de le voir redescendre un plateau de petit déjeuner même pas entamé.
Ressortant de la maison, nous rejoignons Alexander, Margareth et Owen sur le perron et nous évoquons les détails troublants que nous venons de trouver. Une courte discussion s’engage quant à l’attitude à adopter envers Walter et nous évoquons même la possibilité de mener une enquête au sein de la maison. Cependant, notre savoir-vivre nous rappelant à l’ordre, nous décidons d’en rester là. Nous avons également un départ à préparer pour tenir notre promesse envers Mc Tavish.
 

Nous voilà donc partis pour acquérir le matériel nécessaire et préparer notre voyage vers Blackwater Creek.


Nous partons sur les coups de 14H.
 
En s’éloignant d’Arkham et en s’enfonçant dans la vallée du Miskatonic, nous sentons bien que nous quittons toute forme de civilisation. Les regards de tous les locaux sont très suspicieux… Si cela commence déjà comme cela ici, je n’ose imaginer l’état d’esprit des habitants de Blackwater Creek.
La route se poursuivit paisiblement, jusqu’à environ 3 kilomètres de Blackwater Creek. C’est alors qu’une silhouette jaillit sur la route. Cet individu nous faisait de grands signes pour que nous nous arrêtions. Surpris par cette irruption, Owen pila de toutes ses forces ! Mais c’était sans compter sur la vitesse de l’auto, et l’état calamiteux de la chaussée… La voiture fit une embardée qui se termina dans un fossé… Tout le monde en sorti sain et sauf mais l’une des roues était totalement voilée… Cela n’a pas empêché l’énergumène de nous rejoindre. Cet homme très mince, vêtu de simples guenilles, souhaitait simplement nous dire bonjour. Son but était également de nous revendre un vieil alcool rance fabriqué en toute illégalité. Son nom : Hector Winney. Des discussions s’engagent et afin que le premier homme croisé ici soit de bonne constitution, Alexander et Owen acceptent d’acheter quelques bouteilles de sa boisson. N’en ayant pas assez sur lieu, il nous quitta quelques instants, retournant dans les champs d’herbes hautes, en zigzagant dans tous les sens afin que nous ne repérions pas son chemin. Il est fou…
Nous en avons ainsi profité pour changer la roue voilée… Merci Hector ! Pas moins d’un quart d’heure plus tard, notre « bienfaiteur » revint avec sa cuvée et l’échange se produisit contre 6$. Une bonne affaire pour retrouver la tranquillité !
Afin de mettre à profit cette rencontre, nous lui demandons de nous indiquer la ferme des Jarvy, seules personnes semblant être accueillantes dans ce coin reculé.
Nous arrivons aux abords de Blackwater Creek. Tous les villageois nous dévisagent d’un air suspicieux. Je comprends qu’ils n’aient pas l’habitude de voir beaucoup de voitures ici mais tout-de-même ! Tous ces regards braqués sur nous me mettent mal à l’aise. En traversant le village, nous apercevons une forêt au Nord, sans doute celle où se situe le site de fouilles. Nous sentons également bien que ce village est pauvre : seuls quelques bâtiments sont en durs, dont l’église et l’école. Quelques petits commerces épars permettent sans doute aux habitants de passer quelque peu leur temps.
Nous continuons notre route afin d’atteindre la ferme des Jarvy, qui se situe à la sortie de la bourgade.
Nous arrivons enfin à destination. Cette exploitation semble aisée comparé au reste du village. Après avoir franchi un pont de pierre, une fontaine apparaît au centre d’une cour autour de laquelle se regroupe l’ensemble des bâtiments. Un très beau corps de ferme déjà, le lieu de résidence du couple sans doute. Trois belles granges et des étables s’érigent également. Au nord, nous pouvons également distinguer une tour de guet, sans doute pour surveiller le bétail. Enfin, nous apercevons également le bâtiment qui fait sûrement office de chambre d’hôte.
Owen décide de klaxonner. C’est alors que nous voyons s’approcher une femme d’une cinquantaine d’années, vêtue d’une robe typique des campagnes américaines. Elle est coiffée d’un chignon tenu par un foulard. Elle arbore un grand sourire en s’approchant de nous. A notre hauteur, nous débutons les présentations : Edith Jarvy, maîtresse des lieux. Nous l’informons vouloir louer deux chambres pour la semaine, avec les repas. C’est avec une grande joie qu’elle nous proposa donc un logement et appela immédiatement son mari, Malcolm, afin qu’il décharge nos valises.
Malcolm est un homme gaillard, possédant lui aussi une forte poigne. Vêtu d’un jean tenu par des bretelles, au-dessus d’une chemise à carreaux, et fumant un cigarillo, il ne dénote absolument pas avec le caractère agricole des lieux.
Nous sommes conduits aux chambres : elles sont propres et bien entretenues, des rideaux séparent les lits afin de garantir un minimum d’intimité. Un bureau, une table basse et deux armoires complètent le mobilier. Nous nous informons sur les horaires des repas ainsi que sur les commodités des lieux. La conversation s’engage et nous en venons à parler de la raison de notre présence ici. Owen l’informe immédiatement que nous sommes venus pour le Professeur Roades. Nous sommes heureux d’apprendre qu’il a bien séjourné ici mais également surpris de savoir que lui et sa femme ont quitté leur chambre depuis un mois. Le départ eut l’air très précipité après qu’il ait annoncé à Edith avoir trouvé quelque chose d’essentiel pour ses recherches. Elle ne tarit pas d’éloges quant au professeur.
 
Le temps de nous installer dans nos chambres, nous remarquons que la chambre une, précédemment louée par Roades et sa femme, est également occupée. Nous avons beau tendre l’oreille, nous ne distinguons rien de particulier.
Enfin l’heure du repas arrivée, Edith nous convie à sa table. C’est au même moment que sortit de la chambre une un couple d’une quarantaine d’années. Durant le repas, nous en profitons pour faire connaissance : l’homme, banquier, est venu régler les dernières formalités suite au décès de son père qui était propriétaire de quelques terres sur le secteur ; son épouse est, quant à elle, femme au foyer.
C’est après la fameuse tarte à l’abricot d’Edith Jarvy, tant encensée par les étudiants rencontrés à Arkham, que le couple regagne sa chambre. Nous en profitons donc pour poursuivre la conversation avec Malcolm. Le site de fouilles se situant près de la forêt, nous en profitons pour lancer le sujet sur cette dernière. Il nous apprend que c’est son lieu de prédilection pour la chasse à l’écureuil, qui fait office d’ingrédient principal dans le ragout que nous venons de déguster. Je vois que ces demoiselles en sont dégoûtées… J’avoue que je ne m’attendais pas à cela non plus.
Sur ce, Evangeline et Margareth décident d’aller se coucher. Quant à Owen, Alexander et moi, nous ne pouvons refuser un digestif si agréablement proposé par Malcolm. Le premier verre que supporte très bien Owen, nous fait flancher un petit peu. Nous ressentons toutefois un sentiment de bien-être jamais connu auparavant. Même ma douleur lancinante à l’abdomen s’estompe, comme si je n’avais jamais été blessé. Quel sentiment bizarre… Nous ne pouvons donc résister à la tentation de prendre un second verre. Owen commence à ressentir les mêmes effets que nous, quant à moi il passe très bien. Par contre, il n’en est pas de même pour Alexander qui tombe à la renverse. Le charmeur de ces dames supporte très peu l’alcool… Nous décidons d’en rester là et Malcolm se propose gentiment de porter Alexander jusqu’à notre chambre.
 
La nuit fut paisible bien qu’un bruit me réveilla quelque peu dans la nuit. Je soupçonne Evangeline, qui lorgne sur Alexander depuis notre première rencontre, d’être venue chercher du réconfort. M’étant cependant rendormi immédiatement, et vu l’état d’ébriété d’Alexander, je doute qu’elle ait pu le convaincre de quoi que ce soit.
 
Nous entamons le petit déjeuner, copieux s’il en est, et profitons de cet instant pour organiser notre journée. Bien qu’Alexander insiste pour que nous nous rendions au village, nous décidons finalement de nous rendre directement sur le site de fouilles afin de ne pas être dérangés ou espionnés par les locaux. Nous en profitons également pour récupérer les affaires laissées par Roades et sa femme auprès d’Edith, invoquant le fait que nous devons les retrouver quelques jours plus tard.
C’est au milieu d’une quantité de livres et d’autres écrits qu’Alexander découvre une autre lettre de Roades qui nous laisse vraiment pensifs :
« 10 Mai 1921
Mon cher Mc Tavish,
J’aimerais bien savoir par où commencer. Il semble que mes soupçons étaient corrects et que le village de Blackwater Creek soit effectivement construit sur l’ancien site de Cade’s Rest.
J’ai découvert des objets offrant tous les signes de la présence d’un village colonial précoce et reste.
Mais il y a encore tellement plus ici, tellement que j’entends parfois ma mère.
Je reconnais sa voix.
Elle est morte, mais je l’ai entendue !!!
La grotte n’est pas seulement un mythe. Cade a tenté de l’enfouir, mais elle est là et n’est jamais décédée.
Je me suis procuré de la dynamite et j’envisage d’ouvrir la grotte dès que cette satanée tempête se terminera. Même le vent résonne comme elle.
Elle a besoin de moi. Je dois la libérer. Que Dieu me pardonne.

Henry »


Cette lettre est plus que déroutante et nous sentons bien que les recherches menées par Roades tournent à l’obsession. Et la voix de sa mère… Nous ne pouvons nous empêcher de faire le parallèle avec l’attitude de Walter, rencontré la veille.
Après la découverte de cet écrit, nous relançons le débat quant aux recherches à mener : ces dames souhaitent toujours se rendre sur le site de fouille, Owen et moi-même souhaitons nous rendre directement à la grotte, alors qu’Alexander souhaite que nous fassions au plus vite pour visiter tous les lieux dans la même journée. Nous nous en référons finalement au caractère prudent des femmes et nous décidons donc de commencer par le site de fouilles aux abords de la forêt.
Nous prenons la voiture, conduite cette fois-ci par Margareth, et c’est après trente minutes passées sur un chemin de terre tout juste praticable que nous arrivons enfin.
La lisière de la forêt ne laisse vraiment pas présager d’une présence humaine à quelques kilomètres de là, la vie sauvage et campagnarde occupant totalement les lieux.
Le site de fouilles est on ne peut plus classique, des carrés d’un mètre carré chacun sont délimités par des cordages, certains sont plus ou moins creusés. Trois tentes ont été installées aux abords directs. Le site a l’air d’avoir été quitté il y a seulement quelques heures : rien n’a été saccagé, que ce soit par des hommes ou des animaux sauvages, et nous ne distinguons non plus aucune trace d’une hypothétique lutte qui aurait pu expliquer la disparition de Roades et sa femme.

Nous décidons alors d’enquêter chacun plus précisément. Margareth poursuit les recherches sur le site mais ne trouve rien de particulier ; Alexander entre dans l’une des tentes mais ne découvre rien de plus ; Owen pénètre dans la forêt et disparaît quasi instantanément ; pour ma part, j’observe au loin l’éventuelle arrivée des locaux mais tout semble calme, je rejoins alors Margareth. C’est Evangeline qui fait la découverte la plus intéressante dans l’une des tentes, un carnet de note de Walter :
« Roades considère l’une des grottes situées dans les collines comme étant d’une grande importance archéologique. Les notes contiennent un croquis indiquant son emplacement.
Au fur et à mesure que l’on avance dans leur lecture, les notes commencent à se référer à elle comme un site sacré.
Roades a eu des échanges avec le Shérif Sprouston, qui pense lui aussi que la grotte est sacrée. Roades n’a cependant aucune confiance dans les motivations de son interlocuteur.
Sa femme, Abigail, a eu un accident dans la grotte et u est restée piégée. Dans les dernières notes, Roades se réfère parfois à Abigail comme à sa mère.
L’une des notes mentionne qu’Abigail est la source du ruisselet qui s’est remis à s’écouler. Roades pense que l’eau possède des propriétés particulières. Dans la dernière partie du journal, il s’y réfère à plusieurs reprises comme à « L’Eau de Vie ».

Dans les dernières pages, Roades parle du fait que la voix de sa mère, Abigail, est constamment présente dans sa tête. Il semble alternativement réconforté et terrifié par cela. »


Plongés dans ces écrits plus que déroutants, nous ne remarquons qu’après la disparition inquiétante d’Owen. Alexander s’approche donc de la forêt mais n’ose y pénétrer. Evangeline propose alors de l’attacher avec les cordages du site de fouilles afin qu’il ne se perde pas, mais la discussion s’éternise en un débat stérile.
Je prends mon courage à deux mains et décide de m’y lancer, saisissant un morceau de corde et le liant autour de mon ventre. Après seulement quelques pas, je me sens totalement perdu, mais étant rassuré par le lien me relie à l’extérieur de la forêt je poursuis ma route. Je suis cependant inquiet : il fait nuit noire dans cette forêt alors que brille un magnifique soleil depuis le matin. C’est alors qu’au bout de quelques pas je me retrouve la tête la première dans la poitrine d’Owen.
Affolé et criant de m’échapper, je fais demi-tour et commence à courir, il me suit de près. Je sens également une présence animale hostile à nos trousses. Poursuivant notre course folle, j’entends un bruit sourd dans mon dos. Je me retourne et vois Owen au sol. Je cours vers lui afin de le relever. C’est à ce moment que, tout à coup, la corde me reliant à l’extérieur se tend et me tire d’une force inouïe vers l’extérieur. Malgré mes tentatives, je ne peux me retenir. Le moindre tronc, la moindre branche que j’essaie d’agripper est recouverte d’une matière gluante qui m’empêche de trouver une prise franche. Ces tentatives m’ont tout de même permis de ralentir quelque peu, ce qui permit à Owen de me rejoindre. Celui-ci coupa la corde qui continuait de tirer. Nous repartons ensemble dans la direction opposée, ne sachant trop où nous allons.
Quelques pas supplémentaires et c’est alors qu’un renard aux yeux noirs et pleins de de rage surgit devant nous. Il saute sur Owen et c’est là que j’assiste à une scène totalement surréaliste. Le renard semble comme s’enrouler autour du bras d’Owen, il semble dépourvu de tout squelette. C’est arrivé au niveau de son épaule qu’il le mort violemment. Ce dernier ne peut que lui arracher la gueule afin de lui faire lâcher prise. Il se retrouve instantanément recouvert d’un liquide noir visqueux, similaire à de la bile, une horreur. Reprenant au plus vite nos esprits, nous reprenons notre course et finissons par sortir de cette  forêt hantée.
Evangeline vient directement vers moi afin de s’assurer que tout va bien tandis qu’Alexander et Margareth se tournent vers Owen. C’est là que nous pouvons évoquer ce qu’il vient de se passer.
Owen nous rapporta qu’à peine entré dans la forêt, il ressentit également ce sentiment de perte total. Poursuivant son chemin, il finit par être accosté par les animaux de la forêt. Des animaux plus que troublants, aux regards noirs et aux dents aiguisées. C’est à ce moment qu’un écureuil lui sauta dessus et le mordit violemment. De plus en plus d’animaux se rapprochèrent de lui. Il décida donc de faire demi-tour. Nous nous heurtâmes quelques secondes plus tard. Le laps de temps où je fus tiré par la corde, il se fit de nouveau attaqué par les animaux, des animaux de plus en plus imposants et oppressants. Il nous rapporta même avoir subi l’attaque d’un faon qu’il calma d’un bon coup du droit. C’est à ce moment-là qu’il découvrit aussi pour la première fois le renard qui le mordit quelques instants plus tard.
Nos trois compagnons nous racontent également leur épopée jusqu’à notre sortie de la forêt. Essayant de nous appeler, ils furent tous surpris de voir la corde tirée et vivement entraînée vers l’intérieur de la forêt. Pensant que j’étais attaqué, ils mirent toute leur force pour la retenir mais rien n’y fit. Alexander fut entraîné dans cette course, Evangeline se brûla la main et Margareth chuta sur son épaule encore convalescente. Ayant tout de même réussi à l’attacher à un arbre, la force était telle que la souche commença à se déraciner. C’est alors qu’Alexander décida de couper la corde qui poursuivit sa course folle vers la forêt, en zigzagant, finissant par disparaître.
Après ces récits, Owen nous montra l’écureuil que le mordit. Ses yeux noirs étaient maintenant crevés mais il s’en écoulait la même bile noire qui sortait également de sa bouche et qui recouvrait une partie d’Owen. Il s’en dégageait une odeur insoutenable de fruits pourris. Alexander remarqua également que son squelette était mou.
Evangeline s’approcha davantage d’Owen afin d’ausculter ses morsures : toute la zone était enflée, ainsi que l’œil qui avait été touché par cette mystérieuse matière noire. Alexander nous sermonna quelques instants, nous traitant presque d’inconscient du fait d’être entrés dans cette forêt que nous ne connaissions pas.
 
Après ces péripéties, nous décidons de rentrer chez les Jarvy afin de soigner Owen. Sur le chemin, Alexander nous informe que les tentes ont déjà été visitées. Il l’a remarqué à la poussière présente sur les objets qui trahissait qu’ils avaient été déplacés, bien que le coupable fit au mieux pour les replacer à l’endroit exact où ils se trouvaient auparavant.
 

Arrivés à la ferme, Evangeline s’empressa de prendre soin d’Owen et de Margareth. Etant donné les bienfaits de l’alcool de Malcom, ils décidèrent tous deux d’en boire une rasade. Cela fit un bien fou à Margareth. Mais encore plus à Owen : son œil était de nouveau totalement ouvert mais, par quelque magie que ce soit, il avait changé de couleur. Il nous signifia également posséder une acuité visuelle jamais connue auparavant, il voyait très bien sans lunettes. Le plus troublant était tout de même la tâche noire présente sur son visage, à l’endroit même où s’était écoulée la matière noire qui le recouvrait. Evangeline fut la plus choquée car elle ne trouvait aucune explication médicalement plausible à ce phénomène.
Au même moment, Edith nous porta nos casse-croûtes. Pour se désaltérer, Owen pris une gorgée d’eau dans la fontaine. C’est à cet instant qu’il fut pris d’une violente douleur au crâne, comparable à une bonne gueule de bois. Sa peau devint également luisante et graisseuse, et la même bile noire que celle des animaux commença à s’écouler de son nez et ses oreilles. Afin de rétablir son état, Alexandra s’empressa de lui servir une nouvelle rasade de l’alcool de Malcolm, mais les effets furent totalement inverses : il s’évanoui en un instant sans possibilité aucune de le réveiller.
Owen nous raconta plus tard que durant ce laps de temps, il sorti de son corps, et put assister à toute la scène durant laquelle nous avons décidé de l’attacher afin d’éviter toute réaction violente à son réveil. Il distingua également comme des liens de couleurs chaudes nous reliant les uns aux autres, mais également une immense tâche noire recouvrant la forêt. Tout semble devenir fou ici, rien ne trouve plus aucune explication sensée.
Owen se réveilla en sursaut, comme attiré de force dans son corps, et son éveil fut effectivement violent. Il rompit en un clin d’œil les liens qui le retenaient, comme de vulgaires morceaux de papier. Sentant en lui une force décuplée, il tenta d’asséner un coup de poing à une bûche de bois. Coup de poing qui transperça le bois et explosa la bûche en mille morceaux. Il remarqua également que toutes les cicatrices qu’il pouvait arborer sur son corps avaient disparu.
Sentant en lui une violence incontrôlable grandir et ayant de plus en plus mal au crâne, il demanda à Alexander de le mener dans la chambre et de l’attacher de nouveau, de façon plus contraignante cette fois-ci.

Mais tous ces événements, déroutants, ne devaient pas nous faire perdre de vue notre principal objectif : retrouver trace d’Henry Roades.


Je me permets de demander à Edith si l’eau consommée ici est la même que la fontaine. Elle m’assure que oui et qu’elle est tout à fait potable. Margareth, remise totalement de sa douleur à l’épaule, se rend à la tour de guet afin d’observer les alentours.
Elle assista également à une scène sortie tout droit des cauchemars les plus délirants… Elle aperçut ce qu’elle définit comme un homme au milieu d’un champ à plusieurs kilomètres d’elle. Défini car la créature semblait totalement recouverte de vermines, blattes, cafards, vers, rats. Elle recula violemment lorsque la créature se tourna vers elle, comme si elle se sentait observée, au même moment où toute la vermine quittait la surface de sa peau. Par chance, Margareth put se rattraper de son violent recul. Il n’aurait plus manqué qu’elle se blesse de nouveau.
C’est après s’être renseignée qu’elle comprit que cette observation avait eu lieu dans la direction de la ferme des frères Carmody.
Au même moment, Owen se réveillait de nouveau en sursaut. Alexander, qui était à son chevet, eut à peine le temps de se reculer lorsque le point d’Owen termina sa course dans la tête de lit. Il avait toujours autant mal à la tête mais le plus inquiétant était cette tâche noire qui gagnait du terrain au fil du temps. Les deux hommes nous rejoignirent quelques instants plus tard et nous fûmes tout de suite rassurés en remarquant qu’Owen n’avait plus la même facilité à trancher à main nue une grosse corde.
Les choses devenaient cependant de plus en plus inquiétantes. Owen semblait vivre ce que vivait Walter à Arkham et ce que racontait Roades dans ses écrits : durant son sommeil, il vécut ce qu’il qualifia lui-même de cauchemar en entendant la voix de sa mère, femme qui se trouvait dans une caverne, entravée par des racines, les orbites vides, avec toujours cette même bile noire coulant de sa bouche. Le cauchemar se terminait par sa mère se jetant à son cou en hurlant pour tenter de le mordre.
Je suis totalement décontenancé… Ces orbites vides ne me rappellent que trop ce que nous avons vécu en Irlande…
 
Cependant, nous sommes déjà en début d’après-midi, et malgré l’état d’Owen, nous devons poursuivre nos recherches. Nous décidons donc de nous rendre au cimetière de Blackwater Creek.
Le cimetière présente une trentaine de tombes, toutes aussi peu entretenues les unes que les autres. La seule se démarquant des autres est celle de Julius Conniwey, le père décédé du jeune homme rencontré la veille.
En observant les tombes plus méticuleusement, Alexander remarque que la moyenne d’âge a soudainement explosé dans le village. Tous semblent être décédés à une quatre vingtaine d’années contre une soixantaine pour les morts les plus « anciens ». Ceci semble d’autant plus bizarre qu’il n’y a pas de médecin à proximité directe du village. Alors que nous sommes concentrés sur cette énigme, un homme d’une cinquantaine d’années pénètre dans le cimetière. Vêtu d’un jean et d’une chemise, portant des santiags et un pistolet, nous le reconnaissons immédiatement rien qu’à son style vestimentaire : le Shérif Sprouston.
Nous l’informons que nous sommes à la recherche de Roades, qui pour lui est parti il y a bien un mois. Il paraît vraiment sincère dans ses paroles, voire même trop pour être honnête.
Alexander décide cependant de lui montrer la lettre qu’Henry aurait écrite lors de son départ. Nous en profitons également pour lui poser des questions sur la forêt ainsi que sur la grotte mais nous n’en apprendrons pas davantage.
Lui signifiant que nous souhaitons maintenant mener nos recherches au niveau de la grotte, il décide de nous accompagner. Nous qui pensions tomber sur un local quelque peu réticent, nous sommes de nouveau surpris par cette bonne volonté.
 
Nous voilà donc partis pour la grotte. Sprouston connaît le secteur comme sa poche. En empruntant les petits chemins, il parvient même à ne pas passer par les terres des frères Carmody.
C’est à 16h30 que nous arrivons au pied de la colline. La végétation est pauvre et rase, elle dénote totalement avec les cultures luxuriantes de la vallée. Nous partons à la recherche de l’entrée de la grotte, en prenant avec nous tout l’équipement nécessaire (corde, dynamite, pioche, lampe à huile).
Sprouston nous confirme tout ce que nous avons entendu jusqu’à présent au sujet de Roades et de ses recherches. Il évoque lui aussi le fait que le professeur entendait la voix de sa mère. Durant la discussion et après quelques minutes de marche, nous arrivons enfin à l’entrée de la grotte, simplement dissimulée par un buisson.
Le gros rocher censé obstruer l’entrée de la grotte a déjà été dynamité, Sprouston en est interloqué. Alexander remarque immédiatement qu’il y a eu du passage ici récemment : il y a les traces de pas d’une même personne qui est passant plusieurs fois. Une odeur forte émane également de la grotte, la même odeur de fruits pourris que nous avons sentis dans les entrailles de l’écureuil ayant mordu Owen.
Je m’avance vers l’entrée de la grotte, armé d’une pioche ; Alexander et Sprouston me suivent, tous deux tenants une lampe. Spourston s’est également saisit de son arme, tout comme Evangeline. Je prie à voix basse en espérant que personne n’aura à les utiliser vu les déconvenues que nous avons connues auparavant.
 
Nous avons à peine effectué dix mètres que l’obscurité est déjà oppressante. La grotte est haute d’à peine deux mètres, sur la gauche coule un petit ruisseau. Les membres du groupe décident de s’attacher les uns aux autres. Pour ma part, je refuse, je souhaite être libre de mes mouvements si nous avons besoin de fuir. Sprouston fait de même.
Nous n’entendons aucun bruit particulier en pénétrant plus profondément dans la grotte, mais l’odeur de fruits pourris se fait de plus en plus forte. Les hauts le cœur ne sont pas loin.
Les murs sont recouverts de mousse, qui est de plus en plus chétive à mesure que l’on progresse. Le chemin commence finalement à dessiner une courbe sur la droite. Plus nous avançons et plus la luminosité de nos lampes semble diminuer.
Nous sommes alors surpris de la réaction de Margareth et d’Owen qui commencent à entendre une voix familière, voix qu’eux-seuls entendent. Elles les appellent du fond de la grotte que nous ne pouvons distinguer. Le plus déroutant étant qu’il leur semble même logique que la personne les appelant soit présente dans cette grotte. Ils pressent le pas pour les rejoindre malgré nos avertissements. Alexander décide alors de les détacher.
L’obscurité nous rend de plus en plus anxieux, d’autant qu’elle semble maintenant vouloir happer la lumière de nos lampes. Notre champ de vision est de plus en plus rétrécit.
Nous remarquons également un détail dépassant tout entendement : les parois de la grotte semblent être striées de stigmates et cicatrices d’où suinte un liquide noir visqueux se rapprochant de la consistance du goudron. L’odeur nauséabonde semble clairement provenir de ce liquide.
Poursuivant notre chemin, nous aboutissons enfin dans une salle qui semble plus vaste, naturellement éclairée par de faibles signaux bioluminescents. Au contraire d’il y a quelques instants, les lumières de nos lampes semblent maintenant s’amplifier tout en dégageant une sorte de halo flou. Je n’ose exprimer mes peurs pour ne pas les transmettre à mes compagnons.
C’est alors que Margareth et Owen pressent toujours plus le pas, affichant un sourire béat, entendant toujours ces fameuses voix qui les attirent inexorablement.
 
Tout à coup notre progression est stoppée par quelque chose de terrifiant : une nouvelle abomination que même les pires cauchemars ne pourraient créer. Une créature à l’allure humanoïde, couverte de pustule, ressemblant très vaguement à une femme. Elle est difforme, son visage est recouvert d’une chevelure longue, grasse et luisante. Seules ses dents apparaissent, elles sont complètement pourries. Des tentacules jaillissent de son corps, elle s’approche de nous, lentement mais sûrement, en tendant ses bras et ses mains qui se terminent par des griffes acérées.
En un réflexe, Sprouston dégaine son arme, tire. La balle touche le torse de la créature. S’en suit une gerbe noire mais la blessure cicatrise immédiatement. La réaction du monstre fut immédiate, des sorte de lances, telles des lames aiguisées, jaillissent de ses mains et déchiquètent le Shérif. Ma première réaction fut de reculer… Quelle bonne idée ai-je eu de ne pas m’attacher aux autres !! Owen et Margareth semblent avoir repris leurs esprits et impriment le même mouvement de recul.
Alexander, qui avait pris avec lui une bouteille d’alcool, cuvée spéciale Malcolm, prépare un cocktail Molotov, qu’appréciera sans doute cette abomination. Evangeline dégaine à son tour son arme. Elle tire trois coups. L’un atteint le torse, un autre le bras et le dernier la tête. Toutes les blessures cicatrisèrent mais c’était bien plus lent au niveau de la tête : nous savons maintenant quelle partie viser pour en venir à bout.
Derrière nous, je m’aperçois que toute une vermine se rapproche, menaçante. Elle sort de partout, du sol, du ruisseau, de la mousse, des parois… Il y a d’énormes mille-pattes, des blattes, des vers, de la taille de rats… C’est insensé !!
Evangeline presse Alexander d’allumer enfin la bouteille d’alcool. Elle tire de nouveau pour tenter de contenir la bête mais touche une nouvelle fois le torse.
Alexander lance enfin son projectile ! A ce moment, Evangeline tire une dernière balle qui, par chance, fait exploser la bouteille en mille éclats et provoque une véritable explosion qui arrose la créature de liquide enflammé. Les cours de tir qu’elle a pris durant sa convalescence y sont également, je pense, pour beaucoup !
Le monstre déglutit alors un cri strident, à réveiller les morts (en espérant à ce moment-là qu’il n’y en ait pas dans la grotte…). Nous commençons à rebrousser chemin et à courir. Dans notre fuite, nous nous faisons agresser par l’ensemble de la vermine qui accourait dans notre dos.
La créature continue son avancée, dans l’espoir de tous nous attraper. Etant en flamme, elle déclenche également un immense incendie qui brûle tout sur son passage. Un bruit sourd se fait maintenant entendre, la grotte commence à trembler… Nous arrivons de justesse à l’extérieur par un dernier saut salvateur lorsque tout s’effondre. La grotte se referme sur elle-même.
Il nous faut quelques minutes pour reprendre nos esprits… Cette vision d’horreur nous a tous choqué… Heureusement, Owen et Margareth n’entendent plus les voix qui les poussaient à se rendre auprès de ce monstre.
 
Malgré nos recherches et étant donné tout ce que nous avons vécu et rencontré ici, nous nous accordons sur le fait que Roades et sa femme sont décédés.
Nous ne pourrons pas raconter la vérité… Et si l’abomination était en fait Mary Roades, nous avons tous remarqué l’alliance… Nous raconterons que tous deux se sont fait dévorer par un ours et que nous avons seulement retrouvé des ossements. Seul Mc Tavish sera au courant de la vérité, il est peut-être le seul à pouvoir l’entendre.
 
Après quelques minutes de répit, nous décidons de rentrer à la ferme des Jarvy, mais ne connaissant pas le chemin, nous finissons par nous perdre. Au bout de plusieurs minutes de marche, nous nous retrouvons au beau milieu de ce que nous pensons être la ferme des frères Carmody. Au centre de la cour se trouvent deux corps à moitié dévorés par des insectes.
 
Reprenant notre route, nous finissons par atteindre le village, ou tout semble calme, bien qu’il paraisse y avoir moins de présence qu’à notre arrivée.
 
Enfin, nous arrivons à destination : la ferme des Jarvy. Edith s’empresse de nous apporter de l’eau chaude afin que nous puissions nous nettoyer tandis que Malcolm porte son attention à ces dames.
Nous décidons de manger et de dormir sur place. Cette nuit-là fut reposante bien que le rêve qui se produisit était également troublant : nos parents décédés semblaient nous remercier d’avoir pris soin d’eux…
Au réveil, bien que nous arborions tous un sentiment d’euphorie et d’immense joie, je pensais bien que cela n’était pas dû pour tous au même rêve. Nous avons tous entendus des cris dans la nuit… Je me demande comment, après ces périples et toutes ces horreurs, Evangeline et Alexander ont pu se montrer si libidineux… Nous avons tous vu qu’ils se tournaient autour depuis un moment, mais la décence et le tact auraient voulu qu’ils attendent, au moins, notre retour à Londres.
 
Nous préparons notre départ pour Arkham. Owen semble aussi aller bien mieux, la tâche noire barrant la moitié de son visage a totalement disparu. Seuls ses yeux verrons pourront témoigner de ce que nous avons vécu ici.
Dès notre arrivée, nous nous rendons dans le bureau du Doyen Mc Tavish, a qui nous racontons toute la vérité et l’ensemble de nos investigations. Il nous assure faire le nécessaire pour maquiller ce drame en accident, afin que la mort d’Henry et Mary Roades ne fasse pas de vague. Il nous remercie chaleureusement et tient à nous signifier qu’il tiendra sa promesse : dès que nous souhaitons revenir pour effectuer quelque recherche que ce soit, nous aurons accès à tout gratuitement.
 

Alexander et Evangeline décident finalement de rester, afin de poursuivre quelques recherches complémentaires. Ils finissent par retrouver un ouvrage de psychiatrie dans lequel avaient été recueillies les confidences d’Ezekiel Cade :


« Traité de Psychiatrie de la Vallée de Miskatonic
Résumé des Confessions d’Ezekiel Cade
 
Cade commence par discuter de la menace que font peser sur les quakers les puritains à Boston en 1660, et sa décision de conduire sa famille et ses amis en un endroit où ils pourraient vivre en paix.
Ils se dirigèrent vers le nord, remontèrent la côte, et finirent par suivre le fleuve Miskatonic jusqu’à l’intérieur des terres, pour s’arrêter lorsqu’ils eurent atteint un terrain fertile au pied d’une chaîne de collines.
Ils édifièrent à cet endroit un petit village, éloigné de toute civilisation, et vécurent paisiblement pendant des mois avant de rencontrer les Sicaiooks ou tribu de la Terre Noire.
Au début, les fidèles de Cade et les Sicaiooks coexistèrent de manière amicale. Les Sicaiooks étaient rejetés de toutes les tribus locales, et les quakers étaient les premières personnes qu’ils rencontraient acceptant de commercer avec eux. En échange, lorsque le fils de Cade, Daniel, fut encorné par un cerf lors de la chasse, les Sicaiooks l’emmenèrent dans leur grotte sacrée pour qu’il y soit guéri. Daniel n’était plus le même lorsqu’il revint et affirma avoir vu le diable en personne. Sa blessure était certes guérie, mais il était affecté d’une autre façon, sombrant progressivement dans la folie et la violence.
Lorsque Cade demanda aux Sicaiooks ce qu’ils avaient fait de leur fils, ils le conduisirent jusqu’à la grotte et lui montrèrent leurs aînés. A ce moment, le récit de Cade devient incohérent, mentionnant dans la terre des démons incarnés et des abominations. Il craint qu’ils soient parvenus à corrompre tout ce qu’ils avaient été amenés à toucher. Même ceux qui dont la foi est forte ne sont pas en sécurité.
Dans la section suivante, Cade admet que, rendu fou, il a fui la vallée et a disparu pendant plusieurs mois. Sa foi et son désir de vivre en paix lui firent alors défaut et il résolut de faire ce qui devait être fait pour contenir la corruption.
Après un certain temps, il retourna au village, remonta la rivière dans une embarcation, accompagné d’hommes de main qu’il avait engagés et de barils de poudre.
A la grand horreur de ceux qui l’admiraient autrefois, il conduisit la destruction des Sicaiooks et employa la poudre pour faire s’effondrer la grotte.
Il ordonna ensuite à ses hommes de main de s’en prendre aux siens, les sachant contaminés, et il brûla tous les corps ensemble.
Au bout d’un certain temps, Cade retourna à Boston.
Son récit se dégrade à nouveau, alors qu’il commence à penser que la souillure de la colonie l’a rejoint à Boston, dans sa chair.
Il fut ensuite forcé de fuir la compagnie des gommes, gagnant une réputation de lépreux, et se résolut à quitter Boston et à passer le reste de ses jours dans la solitude.
Son récit se termine par un appel au pardon de Dieu, de sa famille et de ceux qu’il a assassinés. »



Ce dernier texte résume, peut-être, à lui seul, tout ce qu’il s’est passé ici.
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MessagePosté le: 22/12/2016, 18:37    Sujet du message: rapport Répondre en citant

 
Nous voilà en route pour la France en direction de Lyon afin d’honorer l’invitation d’Eliott, le frère d’Alexander, et de participer à la conférence, l’évènement de l’année, de son ami le Professeur André Morein.
Ce dernier présentera ses résultats sur l’ouvrage « L'Elucidaire » écrit sur l’astrologie en 1 400 par Simon Defare.
Une conférence qui exposera la quête de sa vie au Palais des Expo du quai de Bondy le samedi 3 Novembre 1921 et devait parler des deux derniers chapitres de L'Elucidaire.
 
Nous débarquons à Lyon, à peine arrivés sur les quais, qui sont envahis par les affiches sur la conférence données ce soir. Nous avons trois heures devant nous avant la conférence, nous allons tous ensemble au Café du Lys blanc pour rejoindre Elliot, le frère d’Alexander. Lysander retenu à Londres pour affaires familiale, n’a donc pu se joindre à cette nouvelle aventure.
Nous nous présentons à tour de rôle en mettant en avant nos atouts puis ce fut le tour d’Elliot, un beau jeune homme athlétique de 25 ans.
 
Après les retrouvailles fraternelles, et quelques échanges sur la conférence de ce soir, nous partons en direction de l’hôtel le Ritz. A travers les vitrines du taxi, je constate que la ville à souffert de la guerre mais elle a su rebondir sur l’industrie de l’art. Le cœur de Lyon est moderne, il fait bon de vivre. Arrivée à l’hôtel, nous sommes accueillis par un service de luxe. Nous montons dans nos chambres individuelles pour nous préparer pour la soirée afin d’être prêts pour 19h00 devant la réception  de l’hôtel en tenue de soirée.
 
Nous reprenons un taxi qui nous conduit au 29 quai de Bondy, où la conférence est maintenue.
Nous faisons la queue devant l’établissement, une tonnelle a été installée devant l’entrée afin que les taxis puissent déposer les conviés sans que ces derniers se mouillent par une pluie fine qui s’abat sur la ville.
 
Arrivé au hall d’entrée, nous sommes attendus par deux hôtesses qui prennent nos manteaux et nous remettent en échange un ticket de vestiaire. Nous partons en direction de la salle de conférence.
La salle est décorée par des fleurs, un banquet est installé et à l’opposé de ce dernier, il y a un orchestre qui joue.
L’atmosphère est agréable, malgré une certaines fébrilité, les invités discutent, il y a du monde autour de nous, des professeurs d’Université et des gens de la haute Lyonnaise.
Les journalistes sont présents, nous sommes même pris en photo par un journaliste nommé Marcel Renard travaillant pour une des gazettes de la ville.
 
Elliot sort sa montre, le Professeur a déjà  15 minutes de retard, ce n’est pas dans les habitudes de son ami.
En attendant, nous profitons des victuailles et prenons un autre verre.
 
Après vingt minutes de retard, le Professeur arrive sur scène avec peu d’assurance.
Il a la soixantaine portant des lunettes rondes. Pour sa conférence, il est vêtu d’un costume froissé et se déplace avec une sacoche en cuir.
Il a l’air peu sûr de lui, le doute l’envahi au début de sa présentation et s’appuie donc sur ses notes.
Il expose sur  le Livre d’Ernest Wickersheimer, publié depuis une dizaine d’année.
 
Puis Le Professeur expliqua qu’en 1494 un homme nommé Simon Defare qui aimé l’astrologie fut condamné par l’Eglise pour cette pratique. Lors de son incarcération, il écriva le livre Lélucidaire en 3 chapitres.
Le Professeur passa toute sa vie à la recherche du 1er chapitre et dès qu’il eu eut en sa possession il l’étudia.
Il nous explique le pourquoi des choses, ce désir de posséder le livre et poursuivit sa conférence en se perdant  dans les détails de la vie de Simon Defare.
Puis arrive le moment ou le Professeur nous fait la confidence que les deux autres chapitres n’existent pas et qu’il s’est fourvoyé à rechercher des choses inexistantes.
 
Les conviés hurlent et se manifestent contre le Professeur, ce dernier quitta précipitamment la scène. Les serveurs essayent de calmer les invités en proposant des plateaux de petits fours.
Et après quelques minutes il ne reste plus qu’une trentaine d’invités sur les cents dans la salle.
En même temps, Elliot nous fait signe de le suivre en direction des coulisses. Nous rentrons dans la loge du Professeur où une bouteille de champagne était posée sur la table et quelques affaires traînant par ci par là. Au fond de la pièce, une porte de sortie entrouverte donnant accès à une ruelle. Le Professeur s’est donc enfuie mais pour aller où ?
 
Dans la loge, nous sommes interpellés par  le major d’homme, Claude Lemaître, qui a dévoué toute sa vie au Professeur Morein. Il souhaite éclaircir cette histoire et nous amène donc à sa voiture personnelle en passant par la sortie des artistes.
 
 
Claude nous conduit vers l’Université, sa nervosité se fait ressentir dans sa conduite: prenant des risques pour atteindre le campus le plus rapidement possible.
Il est 23h00 quand nous arrivons aux portes de l’Université. Claude sort son trousseau de clé pour accéder au hall d’entrée. Nous nous dirigeons vers le bureau du professeur où  nous ne pouvons constater l’absence de ce dernier.
Des papiers éparpillés et un sac de couchage par terre dans son petit bureau. Le major d’homme nous fait par de ses inquiétudes et nous demanda de retrouver le Professeur.
 
Claude nous prêta donc sa voiture et griffonna sur un bout de papier l’adresse du Professeur. Margareth nous conduit jusqu’à l’appartement de dernier. Dans l’entrée de l’immeuble, où les boîtes aux lettres sont installées, nous observons que celle du Professeur déborde de courrier.
La concierge  interpelle Alexander, qui inspectait les lieux, et le toisa du haut de sa petite taille.
Alexander débuta une conversation avec ses quelques mots de français pour savoir où était le Professeur.
Elliot intervenu, prenant le relais de la conversation par son français impeccable, expliquant qui il était et le pourquoi de cette visite. Il montra à la concierge les clés de l’appartement du Professeur transmis par le major d’homme.
 
Cette dernière nous  autorisa d’y entrer. Et nous commençons notre inspection des lieux. Le mobilier est fonctionnel et beau sans fioritures. Rien n’était cassé ou volé, les bijoux comme la liquidité étaient mis en évidence sur les meubles.
Margareth observa dans la bibliothèque les livres sur l’astrologie et l’ésotérisme.
Elliot remarque que l’appartement a été fouillé mais que les choses ont presque été remises à leur place. Dans la cheminée, il constate que des pages d’un journal ont été brûlées et ressort des cendres une page presque intacte.
 
Le professeur Morein avait mentionné qu’il se sentait suivi et décrivit sur un de ses confrères : «Professeur Longlois un opportuniste ».
 
Il est minuit, nous rentrons directement à l’hôtel fatigués. Le lendemain matin, à l’hôtel, Elliot lit dans le journal  les critiques sur la conférence de la veille, les commentaires sont vraiment médisants.
 
Nous quittons l’hôtel pour retrouver  le major d’homme à l’Université.  Il a dormi sur place, c’est homme dépité dont les traits du visage sont tirés par une nuit agitée. Nous le questionnons au sujet du Professeur, savoir si ce dernier s’était confié sur le fait qu’il se sentait suivi ; son comportement avait-il changé ces deux dernières semaines…
Tout au long de notre conversation, le téléphone ne cessa de sonner, des journalistes essayant d’obtenir de plus amples informations.
 
Après un moment, le major d’homme sorti d’une chemise un article glissé sous la porte du Professeur Morein par  le Professeur Longlois. L’article parlait de don médium et faisait référence  à un enfant de la ville, d’à peine neuf ans.
 L’intitulé de l’article « l’enfant prodige » était signé par le journaliste Marcel Renards, lui-même qui nous avait pris en photo à la conférence.
 
Eliott, proposa de rencontrer ce journaliste pour lui poser quelques questions sur cet article. Entre temps, Alexander trouva les coordonnées dans le journal et pris un rendez-vous pour le lendemain.
 
Le lendemain, nous partons au Siège de la gazette « Lyon Républicain » qui se situe près des quais.
Monsieur Renard nous reçoit donc dans son bureau et nous voilà partis sur le dossier du Professeur Morein.
Alexander demande  des explications sur l’article « l’enfant prodige ». Il offre, avec sa courtoisie anglaise, un billet de 500 francs afin d’obtenir l’adresse des parents  car le journaliste entre deux commentaires nous informe que le Professeur l’avait déjà rencontré.
Le journaliste proposa plutôt un échange d’information sur nos futures investigations en contrepartie de l’adresse de l’enfant.
Il nous laissa quelques minutes dans son bureau le temps de rechercher notre café. A son retour, nous concluons cet accord sur le partage d’information.
 
Nous nous déplaçons toujours avec la voiture du major d’homme et roulons sur le boulevard de la Croix Rousse en direction du quartier Croix Rousse pour rencontrer la famille Corbin et tout particulièrement l’enfant prodige.
Les parents habitent au 4eme étage d’un immeuble d’un quartier populaire.
Le père ouvre la porte d’entrée et nous dévisage à tour de rôle. Elliot se présente et engage la conversation en demandant l’aide  du garçon pour retrouver le Professeur Morein.
Les échanges sont dans un premier temps tendus mais avec notre détermination, nous expliquons l’urgence de ce besoin.
 
 
Le père nous laissa donc rentrer dans le salon et au fil du temps commença à se détendre.
En l’absence du fils et de son épouse partis en campagne pour quelques jours, il nous confirma les visites du Professeur Morein et l’aide qu’avait porté son fils pour retrouver le livre.
L’enfant ayant eu une vision il la dessina. Le Professeur Morein satisfait du résultat, est revenu avec un stock de provisions pour remercier la Famille Corbin.
Le croquis, remis par le père, était très détaillé et bien dessiné. Il représentait une maison avec un grand parc au fond.
Au premier plan deux personnes dont une femme habillée d’une robe de mariée et un homme âgé qui s’appuyait sur une canne.
Alexander, Margareth, Evangeline examinèrent le dessin et remarquèrent qu’il y avait aussi une chèvre noir, un serpent se mordant la queue et un chien aussi gros qu’un poney.
Nous décidons de revenir, mercredi prochain, au retour des vacances de l’enfant pour faire sa connaissance.
 
Après cette visite, nous  partons à l’Université pour retrouver le major d’homme et lui faire par de notre avancée.
Au fil de la conversation et des détails du dessin, le major d’homme nous remis entre les mains l’adresse d’un certain Jean Cabrion habitant au boulevard des Belges et dont la propriété est appelée « le parc de la tête d’or ».
 
Il est midi et nous revoilà partis sur la route pour rencontrer Monsieur Cabrion, apparemment un riche homme.
Arrivés devant l’entrée du parc, nous constatons que la maison correspond au dessin. On est reçu devant la grille par un serviteur nommé Loufia qui nous conduit jusqu’au bureau de Monsieur Cabrion situé au 1er étage.
Nous traversons des pièces et apercevons dans l’une des pièces une demoiselle bien charmante.
Nous voila arrivés dans un bureau composé d’un mobilier exotique et des œuvres d’art installés de par et d’autre du bureau de Monsieur Cabrion.
Nous lui racontons notre histoire sur la disparition de Professeur Morein. Le propriétaire des lieux nous expliqua la visite du Professeur ainsi que l’article sur l’enfant prodige et le dessin. Le professeur souhaitait voir les deux derniers chapitres  sur L Elucidaires que détenait la famille Cabrion depuis  des générations.
Le Professeur a pu prendre connaissance des livres à condition de les consulter sur place car ces derniers décrivaient des sortilèges puissant.
 
Nous nous sommes souvenus que le Professeur devait justement annoncer l’existence des deux derniers chapitres lors de sa conférence mais ce ne fut le cas. Nous souhaitons voir les chapitres mais ces derniers furent  volés il y a trois jours, comme par hasard le jour de la conférence. Le propriétaire pense que c’est une secte Lyonnaise qui les a dérobés.
Nous concluons un autre marché mais cette fois ci pour découvrir les auteurs du vol en contre partie d’une somme d’argent fort généreuse.
 
Lendemain matin, soit le dimanche 5 Novembre, nous rendons visite à Eugène le gardien de la Grande Bibliothèque pour se renseigner sur les différentes sectes de la ville.
Il nous conduit dans une des parties de la bibliothèque qui est inaccessible au public et remet un document à Evangeline ainsi qu’à Elliot et moi-même.
Les documents traités les sujets de : « les ophites au début de l’ère chrétienne », « les Mopses selon Eliphas Lévi ».
Après concertations, nous décidâmes de mener l’enquête sur la secte des Ophites.
Le gardien nous communique une adresse d’un magasin d’occultisme.
 
Nous allons donc dans ce magasin et demandons des renseignements sur un livre intitulé « les mythes et légendes de la Boyle » ; ce stratagème nous a permis de passer une annonce sous une fausse identité. Puis nous procédons de la même façon dans deux autres magasins.
A fin de garder notre anonymat, nous avons réservé en amont  de cette démarche une chambre dans un hôtel autre que le Ritz et transmis les nouvelles coordonnées sur les annonces afin de récolter les informations.
Un des commerçants, Jessica Alywell, nous informa qu’une soirée sur le thème de la magie se déroulerait le lundi soir chez un particulier.
 
Le dimanche après-midi, nous rendons visite au major d’homme qui est resté à l’Université depuis la disparition du Professeur Morein. Il n’est plus lui-même, déconfit  voire même dans un état de dépression. Nous lui racontons nos aventures et nos échanges avec les différents interlocuteurs. Puis nous décidâmes de repartir  au domicile du Professeur. La concierge Léonie nous reçoit et nous informe que la Police est venue fouiller l’appartement et que de temps en temps elle repousse des journalistes souhaitant  collecter des informations.
En fin de journée, nous continuons nos vites et allons chez le journaliste Claude Renard. Nous lui faisons par de notre investigation et des difficultés pour mener  à bien cette enquête.
 
 
 
Le lundi soir, nous partons donc dans le quartier riche pour participer à la soirée de spiritisme.
Les gens sont bien apprêtés, costumes pour les hommes et robes de soirée pour les femmes, nous sentons les effluves de cigare et cigarettes à l’entrée de la maison.
Nous rentrons dans la maison et nous nous melons à la foule qui ne parlait que de spiritisme et de temps en temps de la conférence du Professeur Morein.
J’observe les lieux, les gens et au loin j’aperçois Blanche la fille Cabrion.
 
La soirée  de magie commence, il y a une activité par pièce. Nous nous dispersons le temps de pratiquer l’activité choisie.
Après quelques heures, les activités se terminèrent à 00h15 et nous nous retrouvons dans le salon bleu pour raconter chaque expérience.
 
Evangeline pris la parole et raconta l’activité des lignes de la main. Elle eu peu d’information, de réponses sur elle-même. Par contre ce fut assez explicite pour Blanche qui quitta précipitamment la pièce.
Margareth qui participa au club de lecture reçu quelques informations sur la secte des Mopses. Un article a été écrit par le journaliste Claude Renard, décrivant le Club situé dans Lyon. Mais aucune information sur la secte des Ophites. Existe-t elle vraiment ?
L’activité tarot suivi par Alexander fut peu concluante. Eliott préféra tester l’opium, la fumée format juste le mot « Ourobores » et ne ressentit aucun effet secondaire, déception totale.
Par contre pour ma part, la pratique du ouïja fut concluante. Quand vient mon tout de poser ma main sur le ouija alors que les 5 autres personnes mettaient la leur sur mon bras. Je souhaitais savoir ou était le Professeur Morein. Et là, le triangle se mit à bouger et lettre par lettre il annonce « M O R »  et à ce moment tout le monde retire  sa main et le triangle se mit à bouger tout seul et va vers le « T »,  prise de panique je sors de la pièce.
 
Après ces émotions, nous rentrons à l’hôtel et passons une nuit tranquille.
Au matin, au moment du petit-déjeuner, nous rediscutons de la soirée  et de l’article de Claude Renard sur le Club Mopses.
Je regarde le journal qui était posé sur le comptoir et je prends connaissance de l’article sur la disparition du fils Corbin.
L’enfant fut kidnappé la veille en fin d’après-midi en allant à l’épicerie située à 5 minutes du domicile.
 
Nous partons en direction de la Grande Bibliothèque afin de trouver l’article sur le Club Mopses.
Margareth trouva l’article intitulé  « nouveau Club ouvre ses portes à Lyon », club élitiste et qu’il faut être parrainé par un des membres pour y accéder.
Après cette lecture, nous décidons de rencontrer les parents Corbin. C’est encore  le père qui nous ouvra, ses yeux étaient rouge et nous laissa rentrer sans poser de questions. Son épouse était assise sur le canapé complètement perdue.
Elle nous supplia de les aider et de retrouver leur fils. Elle nous montra le dernier dessin fait la veille de la disparition : un serpent se mordant la queue.
 
Apparemment un des voisins l’aurait aperçu dans le brouillard épais peu de temps avant la disparition. Il disait qu’il avait vu aussi des bêtes sortir des égouts. Ce voisin,  cordonnier,  était un peu perturbé par la guerre et noie chaque jour son mal être dans l’alcool. Pouvons-nous nous appuyer sur son histoire ?
Nous allons donc dans sa boutique pour le rencontrer. Il nous reçoit et nous amène dans l’arrière boutique raconta que l’enfant avait disparu juste au niveau de la bouche dégoût et qu’il avait vu des silhouettes mi-homme mi-chien sortir de la bouche dégoût en émettant des grognements. Il nous jura qu’a ce moment là il n’ait pas bu, qu’il était sobre.
Il nous prêta des fusils et revolver cacher dans l’arrière boutique afin de nous protéger lors de nos futures recherches dans les bas fonds de la ville.
Il est midi quand nous quittons le cordonnier et nous décidons d’aller au Club des Mopses. Nous marchons vers le boulevard des Belges, ou se trouve le Club et prenons connaissances des horaires d’ouverture du Club et des conditions pour y rentrer.
N’étant pas parrainé par un membre du Club, Eliott contact directement  le Président du Club Monsieur Bouvier, en lui faisant notre souhait de participer à une soirée d’occultisme.
Nous déjeunons dans un restaurant non loin du club.
 
A 14h00, Alexander contacte Monsieur Cabrion et résume la situation. Ce dernier nous convie dans sa propriété pour 15h00 afin d’échanger sur les différents sujets autour d’un café.
 
 
 
 
 
 
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MessagePosté le: 22/12/2016, 19:57    Sujet du message: [Rapport] Cthulhu Répondre en citant

Merci bien, un bien chouette rapport ... et complet avec ça !
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MessagePosté le: 30/12/2016, 15:21    Sujet du message: [Rapport] Cthulhu Répondre en citant

Okay Okay
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MessagePosté le: 02/01/2017, 18:31    Sujet du message: [Rapport] Cthulhu Répondre en citant

Super et merci ! Désolé du message tardif pour ce rapport qui remonte à l'année dernière déjà !! (ok ce sera la seule et unique blague merdique de ce genre pour le début d'année...)

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MessagePosté le: 15/01/2017, 10:59    Sujet du message: [Rapport] Cthulhu Répondre en citant

Rapport  Cthulhu du vendredi 23 décembre 2016




Jeudi 8 novembre 1921


Quel plaisir de retrouver Lysander depuis nos dernières aventures à Lyon, il nous rejoint chez Jean Cabrion, une très belle maison à côté du parc de la Tête d’Or. Jean nous attend dans le jardin  avec un journal. Il sort de sa veste une lettre qui l’a reçu de la part de Bernard Guivre, c’est un riche antiquaire d’Annay. Il nous explique que cet homme a un fils qui s’appelle Gabriel, Jean se demande si ce Gabriel va être un nouveau prétendant pour sa fille Blanche.  Dans ce courrier il est également inviter à une réception le samedi 12 novembre 1921 chez M.Guivre. Avant samedi nous avons autre chose de prévu, nous devons nous rendre ce soir au club Mobs, nous partons à notre hôtel pour nous changer afin d’être présentable pour la soirée, nous en profitons pour contacter Alexander pour lui indiquer où nous sommes.


Il est 17H15, nous arrivons au club, nous rentrons et nous demandons à voir Auguste Bouvier, le président du club qui nous a parrainé. Nous sommes installés dans un salon privé. On nous apporte des consommations pour nous rafraîchir et nous commandons également le buffet royal, nous terminons de manger vers 21h00. Nous allons nous balader dans le club pour visiter, nous allons aux toilettes avec Margaret. Il y a 20 personnes à table qui mangent, ils font du bruit, ils se connaissent bien, ce sont des membres du club. Nous allons visiter les chambres par curiosité, il y a des menottes sous l’oreiller, elles sont très propres, rangées et plutôt jolies. 


Nous passons la soirée tranquillement, nous buvons du champagne et encore du champagne puis l’alcool aidant, nous partons dans la chambre avec Alexander pour se rapprocher un peu … et faire l’amour …
A 23h00, M.Bouvier arrive en haut de l’escalier, les femmes descendent à droite et les hommes à gauche. Ils forment un cercle en bas de l’escalier. Bouvier ouvre une porte cachée en trompe l’œil, il y a un escalier pareil qui descend à droite et à gauche  mais celui la descend dans une crypte. 
Dans cette crypte il y a des tables en bois naturel, des chaises et un comptoir avec un serveur. Il y a un orchestre d’hommes noirs qui jouent une nouvelle musique venant de la nouvelle orléans. Les gens dansent, s’amusent, font la fête et nous apercevons Blanche Cabrion qui est là, sourire aux lèvres, elles discutent avec une amie, Eliott Flaming se dirige vers elle pour lui parler. Alexander Flaming de son côté va s’entretenir avec un homme M.Jutté qui lui explique que c’est un club privé qui s’intéresse à l’occulte, au plaisir et bien sûr aux affaires.


Quant à moi, je suis au bar et un certain Jefferson D. Carter me rejoint et s’adresse à moi. Il est très courtois, il se dégage de cet homme beaucoup d’assurance et de charisme, il accompagnait Bouvier tout à l’heure quand il descendait du grand escalier.  Nous parlons un instant du club, d’antiquités et je le soupçonne même de me faire un peu la cour.
Lysander part à la bibliothèque pour trouver des ouvrages ou grimoires sur les Mobs et va également dans les appartements de Bouvier.


Pendant ce temps Abygail va voir dans la chambre où se trouve Eliott, la demoiselle avec qui il est parti est en train de jouer avec lui, attaché au lit il ne peut se débattre, elle le taillade, il saigne et il a mal, Abygail rentre dans la chambre, de colère elle agresse la fille mais elle se défend car elle ne comprend pas pourquoi elle vient interrompre le jeu sexuel, Abygail lui met un coup de poing dans le nez et la demoiselle meurt sur le coup, elle tombe sur le lit et sur Eliott, en tombant elle lui enfonce le couteau dans la cuisse. Eliott est inconscient.


Abygail descend nous rejoindre et elle est hystérique, elle crie « j’ai tué quelqu’un » et elle le répète à plusieurs reprises ! On monte tous dans la chambre, je tente de soigner Eliott mais prise de panique je n’arrive pas à faire le garrot, je retire le couteau de la cuisse mais l’hémorragie est trop important, il saigne abondement. Nous laissons la chambre en l’état avec le corps de la demoiselle inerte, tant bien que mal on arrive à sortir du club, on récupère la voiture et on amène Eliott à l’hôpital qui passe au bloc, nous expliquons de façon décousue au médecin que notre ami est tombé.


Nous quittons l’hôpital, et on se retrouve à 12h00 au troquet des amoureux, Alexander s’est teint en blond et Lysander nous parle d’informations qu’il a trouvé concernant Robert Duval …


Nous allons au Ritz payé notre chambre, on nous informe que l’inspecteur Vernay nous cherche pour avoir notre témoignage. Nous appelons Cabrion pour lui demander de l’aide, il nous propose une maison discrète dans Lyon mais également une autre voiture est dans le garage. Nous partons à la maison pour nous reposer. Un domestique arrive et nous lui demandons des tenues passe partout et de la nourriture, nous allons rester cacher plusieurs jours. 


Alexander va rendre visite à son frère mais le 2eme jour à l’hôpital son frère Eliott a été assassiné dans sa chambre … 


Alexander est sous le choc et nous sommes désormais tous en deuil …   
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MessagePosté le: 19/01/2017, 14:17    Sujet du message: [Rapport] Cthulhu Répondre en citant

Que de rebondissements hihi !!
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MessagePosté le: 19/01/2017, 19:34    Sujet du message: [Rapport] Cthulhu Répondre en citant

Well done !

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MessagePosté le: 23/01/2017, 10:21    Sujet du message: [Rapport] Cthulhu Répondre en citant

super!!
vivement la suite Smile
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MessagePosté le: 21/02/2017, 13:55    Sujet du message: [Rapport] Cthulhu Répondre en citant

Journal personnel d'Alexander Reginald Flaming.


Vous qui lisez ces lignes en ces temps sombres, prenez gardes, il ne s'agit que de quelques noirs reflets du Maléfice Club.


Aube du vendredi 9 novembre 1921, Lyon, France.
Frères jusqu'à la fin.


J'ai appris en me rendant à l'hôpital ce matin que mon frère n'était plus. Il ne peut pas en être ainsi, il était l'enfant le plus courageux de la fratrie Flaming, j'aurais dû partir à sa place. Il ne mérite pas ce qui lui est arrivé. Je me jure que les personnes qui ont causé tant de torts sont vouées à périr avant que toute cette affaire soit réglée. Inutile de rester plus longtemps dans cet hôpital, je rentre à la maison de campagne allouée par Cabrion afin de pouvoir nous cacher loin de la police ainsi que des Mops. Je décide de rapatrier le corps de mon frère en Angleterre tout en prenant soin d'avertir mon père.


Nous nous retrouvons alors entre membres du Maléfice Club, je leur explique que malgré notre situation, plus que préoccupante, je resterai sur Lyon afin d'éradiquer ce maudit culte des Mopses. Je ne peux pas les embarquer dans cette histoire, c'est pourquoi je souhaite attendre la fin de notre enquête. Evangeline, Lysander, Maggie et Abigail décident à l'unanimité de m'accompagner dans cette folie, il semble que ce ne soit pas que des amis mais bien une nouvelle famille sur laquelle je peux compter.


L'enquête doit avancer, et les dernières pistes sont maigres. Nous décidons de contacter Cabrion afin de nous octroyer de nouveaux papiers d'identité ainsi que des vêtements plus classiques afin de nous déplacer plus librement dans les rues de Lyon. Ce dernier accède à notre requête et nous envoie des vêtements, cependant les papiers d'identité seront trop long à obtenir.
Le club souhaite également se rendre à la soirée organisée par Guivre, célèbre et riche antiquaire Lyonnais, afin de célébrer le retour de son fils des Amériques. Cabrion nous y a déjà fait inviter, l'occasion sera parfaite pour rencontrer le gratin Lyonnais. Nous appelons également Lemaître, secrétaire personnel de Morin, mais il reste toujours absent. Langlois, lui, jubile à l'idée de pourvoir son poste.
Il reste également une lettre mystérieuse, celle de Robert Duval retrouvée dans le secrétaire personnel de Bouvier, un appel à l'aide : qu'essaie-t-il donc de fuir ? À qui cette lettre est-elle réellement destinée ?


Nous décidons de nous rendre à la soirée de Guivre, mais avant cela, une préparation minutieuse et du repos sont nécessaires, nous décidons donc de rester paisibles jusqu'au samedi soir.


Le samedi 10 novembre 1921
Scotch and Cigares.


Le journal local nous apprend le nom de la femme que nous avons éliminé chez les Mopses : une catin, Joséphine Larrieu. Elle souhaitait sûrement intégrer les hautes sphères de la secte mais elle a fini par vite déchanter. Qu'elle aille au diable ! Le petit Corbin, médium de son état, reste toujours disparu. Un article fait part du décès de Robert Duval, son corps a été retrouvé sans vie, « déchiqueté par des bêtes sauvages », non loin de Lyon. Cet homme tentait sans nul doute de fuir la secte des Mopses.


Avant de partir pour la soirée mondaine, nous contactons Blanche, la fille de Cabrion, afin qu'elle reste discrète sur notre venue à la soirée. Cette dernière accepte, à la condition que nous fassions simplement annuler son mariage qui doit avoir lieu une semaine plus tard. Blanche nous suggère même les moyens les plus radicaux, notamment attenter directement à la vie du fils de Guivre, son futur époux...


Vers 20 heures, nous prenons le taxi pour le centre ville, grimés de manière plus ou moins subtile afin que les personnes présentes ne nous reconnaissent pas. La route est longue et l'anxiété se fait ressentir dans la voiture. Nous arrivons devant une immense salle des fêtes, en plein quartier bourgeois, non loin de la place Bellecour.


Nous nous attardons dehors quelques minutes, le temps de fumer une cigarette et de prendre la température et lorsque vient notre tour de présenter les invitations, nous pénétrons dans la salle. La richesse suinte sur tous les visages ici, j'ai pour habitude de côtoyer ce genre d'endroit mais aujourd'hui celui ci me répugne. Guivre donne un discours en expliquant que son fils ne pourra pas être présent ce soir en raison d'une fièvre qui le cloue au lit. Étrange, cette soirée devait être l'occasion pour que les deux mariés se rencontrent...
Evangeline se fait inviter à danser par un vieil homme, je n'ai rien à craindre pour elle. Notre chère Abigail se fait charmer par un jeune homme. Margaret et Lysander s'occupent d'observer pour l'instant. Je croise Blanche et décide de l'inviter à danser. Nous discutons pendant un court moment, elle me confie que les soirs de pleine lune, le club mopses vénère « l'homme cornu ». Mon esprit est embrumé par l'alcool et la fumée des cigares, mais dans ce brouhaha je réussis néanmoins à distinguer une conversation à propos d'une certaine Catherine Théveret, jeune romancière en vogue dans la ville.
Puis je me rends compte de la présence de Bouvier. Les autres l'avaient vu avant moi, Ève se trouve juste à coté de lui. Nous nous rejoignons pour parler de la situation quand Guivre s'écroule, Evangeline se précipite pour le soigner, elle entame un massage cardiaque et par miracle le sauve. La foule qui s'amasser autour de Guivre commence peu à peu à quitter les lieux, il est temps de rentrer, Cabrion présent à la soirée nous propose de dormir chez lui.


Lorsque nous rentrons chez Cabrion, Maggie, Lysander et moi même décidons de faire un tour dans la maison, dans l’espoir de découvrir le moindre indice. Lysander se rend dans le bureau personnel de Cabrion, mais par crainte de se faire prendre, il ne touche pas aux cadenas. Je me rends à la bibliothèque et y découvre cinq livres. Un livre explicatif de l'élucidaire, un livre sur les Mopses, l'Ouroboros, les Goules, et le sanctuaire de la Fourvière.


J'arrive à traduire ceci du livre de l'Elucidaire : « Dans la nuit des temps et pour les temps, les détenteurs de l'élucidaire, gardien de son appel, seront faire dans les temps à son nom le rituel pour que puisse s'étendre son pouvoir pour elle notre chef à tous, notre chèvre noire, qu'il en soit le détenteur pendant des générations, et parmi les mortels se fera appeler Cabrion ».
Je décide de revenir demain accompagné de mes amis. Je rejoins mon lit en me rappelant de l'horreur subit à Dunwich.


Matin du dimanche 11 novembre 1921
Dans la gueule du serpent.


Nous avons enfin deux des trois dirigeants des grandes sectes qui opèrent et manigancent dans l'ombre. Bouvier pour les Mopses, Cabrion pour Shub-Niggurath, Nous avons une idée sur le dirigeant des Ophites, mais cela implique de se rendre au chevet de Guivre. Avant cela nous passons à la bibliothèque afin de découvrir plus en détail les cinq livres de la veille. En étudiant de plus près les livres, nous découvrons que la Fourvière est un quartier ouvrier de Lyon, point où de nombreuses énergies ésotériques convergent.
Impossible de décrypter le reste des livres, la langue est trop ancienne, inutile de s'attarder ici trop longtemps. Evangeline manque à l'appel, cette dernière a tout simplement disparu de la bibliothèque alors qu'elle lisait l'ouvrage sur l'Ouroboros, Maggie, Lysander et moi même nous lançons à sa recherche, Abigail elle monte la garde à l'entrée de la pièce. Lysander finit par retrouver un tas de coussins duquel sortent des serpents de toutes tailles qui nous attaquent. Lysander commence à émettre des vibrations afin de faire fuir les serpents les plus petits, j'engage le combat avec un des deux reptiles restants, je m'en débarrasse puis viens en aide à Maggie qui n'avait rien trouvé de mieux que de se défendre avec ses bras. Cette dernière a été mordue, je décide de brûler la plaie afin de limiter toute contamination par le venin. Abigail semble inquiète de voir fuir des serpents par l'entrée, sa santé mentale étant plus qu'instable en ce moment, je prends quelques minutes pour la rassurer. Maggie et Lysander décident de consulter le livre que lisait Ève avant de disparaître, une fois la page retrouvée, Margaret réussit, par la prononciation d'un sordide sortilège, à faire revenir Evangeline qui apparaît dans un éclair de lumière noir et muet. Elle est sous le choc et porte un tatouage stylisé à la main.


Il est grand temps de quitter ce triste manoir. Nous nous dirigeons vers l'un des magasins d'antiquité de Guivre, ce dernier y fait affaire avec un autre client. Décidément, je n'avais jamais vu un homme de cet âge se remettre aussi vite d'un arrêt cardiaque... Nous nous arrêtons devant une immense fresque faisant démonstration d'un rituel sacrificiel du temps des Mayas ou des Incas. Guivre vient interrompre notre visite, la lumière se fait plus pâle dans le magasin et une ambiance de malaise est palpable. L'antiquaire nous dévisage pour s'arrêter sur le visage d'Evangeline, puis son tatouage, un simple clignement des yeux reptiliens de sa part me suffit à dire que je ne dois pas rester ici plus longtemps sans arme. Nous venons de découvrir le leader de la secte qu'il nous manquait jusqu'à présent. Je me dirige discrètement vers la sortie du magasin et décime la moitié de mon paquet de cigarette en attendant la sortie de mes camarades. En patientant je pense comprendre qu'il reconnaît Eve comme l'une des siens. Plus tard, ils boivent un breuvage qui n'a pas vraiment l'air d’être au goût de Lysander puisque celui-ci vomit du sang.


Eve sort de la boutique avec un petit coffret dans les bras, avec un air de folie dans ses yeux. Je décide de démarrer la voiture et de trouver un nouvel hôtel dans les rues calmes du vieux Lyon. J'apprends que Guivre voue un culte à Yigg, ce dernier est en la possession des parties manquantes de l'élucidaire, et le mariage prévu entre son fils et Blanche est un sacrifice destiné à lui accorder du temps supplémentaires sur cette terre. L'élucidaire fait part de la date exact à laquelle la fille de Cabrion doit être sacrifiée. La Fourvière est l'endroit où doit se dérouler le sacrifice. Guivre a convié Evangeline, Lysander, Abi et Maggie à une réunion vendredi soir prochain, un jour avant le mariage afin de préparer au mieux le rite.
Nous mettons un nouveau plan à exécution dès lors, il faut que les trois sectes se retrouvent au même endroit vendredi soir, ainsi le sang de ces cafards pourra-t-il couler et la mort de mon frère sera vengée. Après quelques coups de téléphones habiles, Abigail souhaite faire venir également la police sur place afin d'éliminer les quelques misérables encore en vie. J'aurai préféré faire ça moi même...


Soir du vendredi 16 novembre
Que justice soit faite.


Plusieurs groupes pénètrent dans le magasin de Guivre, des hommes apprêtés comme des gangsters, des molosses taillés dans le marbre, s'en suivent des hurlements roques, des bruits sourds, des coups de feu, des éclairs de lumières surnaturelles oranges, verdâtres, la police arrive peu de temps après et termine le travail. Un cortège d'ambulance ponctue enfin ce spectacle surréaliste. Défilent sous nous yeux des formes sur des brancards recouverts de linges blancs tachetés de rouge. Je décide de me rendre chez Guivre accompagné du Maléfice Club afin de mettre la main sur les parties manquantes de l'élucidaire, mais il dispose d'un entrepôt bien trop vaste et je n'ai guère envie de m'attarder plus longtemps dans cette ville.
Ce n'est que le lendemain que nous apprendrons le décès de Bouvier et Bernard Guivre dans le journal. Un étrange phénomène a également eu lieu à la colline de la Fourvière, un glissement de terrain a fait une centaine de morts. Cabrion reste toujours en vie, et l'élucidaire toujours introuvable, cependant nous ne pouvons rester, je dois préparer l'enterrement d'Elliot, Evangeline Maggi et Abigail doivent rentrer se soigner et prendre du repos, Lysander lui aussi.




Je ne pleure pas sur ton tombeau, tu n'y es pas, tu ne dors pas.
Tu es les milles vents boréaux qui au lac Myvatn soufflent le froid.
Tu es l'averse de douce pluie sur le Midland et ses blonds épis.
Tu es le calme du blanc matin sur la forêt d'Epping, verte et profuse.
Tu es le grondement sans fin, qu'au Kent les sabots diffusent.
Tu es les étoiles lumineuses sur Londres la douce rêveuse.
Tu es dans le champ des oiseaux, dans la beauté autour de moi.
Je ne pleure pas sur ton tombeau, tu n'y es pas, tu ne meurs pas.
Pour Elliot.
_________________
Boooooooogs vaincra !


Dernière édition par Baptiste le 24/02/2017, 09:52; édité 1 fois
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MessagePosté le: 21/02/2017, 18:57    Sujet du message: [Rapport] Cthulhu Répondre en citant

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:26    Sujet du message: [Rapport] Cthulhu

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