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Werewolf the Apocalyse / D'argent, de sang et d'épines
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Arganarion
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MessagePosté le: 10/04/2018, 19:25    Sujet du message: Werewolf the Apocalyse / D'argent, de sang et d'épines Répondre en citant

 
 
 
 
 
 
Chapître XXX 
 

Entre aube et crépuscule 
 

13 janvier 2026 
 
Deux jours passèrent, après ces moments difficiles. J'avais passé la plupart de mon temps en hisile pour calmer ma rage et ensuite avais demandé à la jeune Kimiko Kibagami , Théurge des Astrolâtres de la meute de l'est, de m'aider à contacter l'un des quatre Incarnas de L'île, l'esprit du Grand Cerf. J'étais intrigué par cet esprit et me disais que le cerf étant le totem de la tribu Fiannas, celui-ci  aurait certainement des prédispositions plus grande à me recevoir plutôt qu'un autre de la tribu. Surtout que j'avais rencontré, il y a peu dans mes rêveries arcadiennes un esprit de la même famille et qui m'avait paru plutôt protecteur à mon égard malgré ma méfiance à cette époque là. Nous avions déjà de bon rapport avec l'Incarna Requin du Récif alors avoir la bénédiction de cet autre esprit puissant serait bénéfique et un bon présage pour la meute de l'Ouest.
Nous nous donnâmes rendez vous en début de matinée dans la forêt au nord du mont Josiah, une des zones les plus sauvages et intactes de l'île. Par une matinée fraîche mais ensoleillée, j'attendais la jeune théurge avec calme, j'étais pieds et torse nu et commençait à tracer tranquillement sur mon corps des symboles et runes celtiques pour me préparer au rituel comme on le fait chez nous, dans ma tribu. 
 

 
Ron Kincaid  
 
Kimiko arriva quelque temps plus tard. Elle revêtait des habits de shaman et s'avança sereinement sans mot dire. Puis, elle s'accroupit non loin de moi et installa sur le sol le nécessaire pour le rituel en commençant par faire un petit feu 
 
 
Kimiko Kibagami 
 
Une ambiance sereine et apaisante régnait en ces lieux, nos regard se croisèrent mais aucun mot ne fut encore prononcé et une fois nos préparations terminées, nous nous mîmes face à face autour du feu, se regardant fixement avec respect et confiance. 
 
"Es tu prêt Ron ? " demanda la jeune fille qui n'avait que seize ans mais qui semblait avoir une assurance et une maturité pour ce genre de situation; contrairement à moi qui était un profane.
"Je crois que oui ! " dis je hésitant 
 
"N'ai crainte Ron, tout se passera bien, si ton intention est juste et qu'elle vient du coeur, l'esprit ne pourra qu'y répondre mais tu devras faire exactement ce que je dis,ne laisse pas le doute t'envahir, tu dois lâcher prise et laisser ton esprit libre, ne réfute pas tes intuitions, ai confiance en toi." 
 
" Je suivrais tes conseils Kimiko, promis. Allons y !" 
 
Kimiko jeta une poudre dans le feu qui prit une couleur verdâtre surnaturelle, puis elle récita un long moment une litanie dans un langage inconnu pour Ron, surement la Première Langue mais Ron n'en était pas sûr. De son côté, le galliard des Fiannas se concentra, ferma les yeux et se laissa balloter par la voix douce et répétitive de Kimiko, laissant son esprit vagabonder, entrainé par les bruits de la forêt environnante. 
 
Soudain Kimiko tout en incantant, lança dans les airs une sorte de drap qui se déploya et  se posa sur les deux urathas qui se retrouvèrent bientôt recouvert et en huis clos. La jeune théurge jeta alors des herbes dans le feu qui enfumèrent l'intérieur et je dus un peu obligé, en respirer les émanations. Puis, le silence et une sensation de bien être m'envahit, j'ouvris les yeux par réflexe et remarquais que l'intérieur du chale était scintillant comme un ciel parsemé d'étoiles, mais je sentis également que l'ambiance autour de moi avait changé, Kimiko avait l'air plus âgée, plus sage et ses habits et bijoux étaient plus grands, plus ouvragés et rutilants. Les tatouages sur mon corps étaient plus stylisés, plus vifs.
Je compris qu'on était passé en hisile. Kimiko resta un moment immobile me fixant puis elle enleva le voile et de sa main frêle me montra une direction avec un air espiègle.
Je me levais et suivis ses conseils avisés, cherchant autour de moi le moindre signe, la moindre trace qui pourrait me mener à l'esprit du Grand Cerf. 
 
Je marchais une boinne heure dans cette forêt ancienne et mystèrieuse et repérais dans les premiers temps, plusieurs traces que j'essayais de suivre sous forme lupus mais au final, au bout d'un temps, absorbé par ma piste qui je le savais ne serait certainement pas la bonne, je finis par me perdre.
Après de nombreuses heures à chercher, à déambuler dans ce labyrinthe végétal j'arrivais devant un fourré de ronces immenses et entendit soudain un renaclement venant de dessous les ombres du buisson. Un énorme sanglier aux poils hirsutes bruns en sortit et  me fixa tout en grattant le sol par à coup. 
 

 
J'étais sur son territoire et la bête n'était pas ravie de me voir là, assurément. Ne cherchant pas le conflit, car mon temps était compté, je quittais son territoire à la hâte mais le sanglier furieux continua à me courir après.
Ne voulant visiblement pas lâcher l'affaire, j'en eus rapidement assez et  pris la forme glabro tout en sortant ma main lame en guise d'avertissement. Mais le sanglier prit cela comme un défi et me chargea encore une fois.   
 
Si c'est la confrontation que tu veux allons y !Cette fois je ne reculerais pas sache le ! me disais je dans ma tête. 
 
Tout en évitant soigneusement ses défenses acérées, je lui fis une première estafilade sur le flanc tout en me repositionnant ,bien arqué sur mes jambes et prêt à recommencer. Mais en me retournant vers lui, je m'aperçus avec stupéfaction que le sanglier avait doublé en taille, il était plus fort, plus sombre, plus robuste.
j'eus un sourire aux lèvres voyant que le sanglier qui me pourchassait était certainement un défi que j'acceptais avec honneur et fougue. Comme si je retrouvais d'anciens instincts endormis au plus profond de moi. 
 

 
Nous chargeâmes cette fois tous les deux en même temps et je remportais à nouveau cette nouvelle confrontation, entaillant l'autre flanc cette fois  du bestiau qui grogna mais ne flancha pas malgré un coup bien porté.
Nous allions finir le combat quand j'aperçus un mouvement qui m'attira venant du côté droit. Je vis alors un cerf majestueux à l'immense ramure, positionné sur une  butte en surplomb qui nous regardait impassible. Le sanglier à son approche baissa la tête en même temps que je posais un genou à terre pour lui montrer tout mon respect. Je le reconnus c'était la même présence que la dernière fois, c'était Cernunnos assurément, le grand Incarna de la forêt, vu en Arcadie il y a peu, mon protecteur et mon guide dans les méandres de mes songes, un Incarna puissant de cette île,  affilié au totem du cerf de la tribu Fiannas . Je n'y croyais pas la première fois mais cette fois, il n'y avait plus de doute possible
Le sanglier regarda alors dans ma direction, renacla à deux reprises puis s'engouffra avec vigueur dans la forêt malgré ses blessures. La luminosité baissa soudain et devint crépusculaire. 
 
 
 

 
Le Cerf fit quelques pas en ma direction puis me fixa comme s'il attendait quelque chose. Le soleil descendant dans le ciel se trouvait désormais au creux de ses ramures et la lumière qui émanait de l'astre semblait être accentuée et attirée par le Grand Esprit.  
 
Toujours le genou à terre, je clamais "Merci de m'honorer à nouveau de votre présence Ô grand Cernunnos, je n'ai appris que depuis peu  votre présence sur l'île et je me devais de vous saluer que ce soit vous ou un de vos esprits affiliés. Je suis heureux de vous rencontrer à nouveau et si je peux faire quoique ce soit pour vous aider dîtes un seul mot et je serais votre obligé" 
 
" Respecte comme tu le fais déjà tes serments d'honneur, de courage. Sois digne de ta tribu, de ta meute, de tes frères et je continuerais à être à tes côtés." 
 
" Vos paroles m'honorent mais comment pouvez vous être en Arcadie et sur Gaïa ? je vous ai vu dans les méandres de mes voyages oniriques, vous m'avez appeler à vous et nous nous sommes même parler " rétorquais je 
 
"je suis partout et nulle part, je suis et ne suis pas, je suis le commencement et l'aboutissement, le début et la fin. Je suis la mort et la vie, je suis la forêt et ses multiples facettes. Telle est mon existence, tel est mon domaine, il existe de nombreuses forêts dans divers mondes et ils sont tous un des reflets de ce que je suis alors quoi de plus normal. Mais dis-moi jeune Fianna, ne fais tu pas de même, n'appartiens tu pas à deux mondes en même temps, toi aussi." 
 
"Vous n'avez pas tort, mais je commence à peine à le comprendre et à le percevoir. Toujours est il que vous avez toute ma gratitude et mon respect, si vous avez besoin de moi, vous n'avez qu'a demander."  
 
"Tu cherchais ma bénédiction ! Eh bien, Tu l'as trouvé ! Maintenant reste tel que tu es, honore nos serments, nos valeurs et tu deviendras digne de tes ancêtres." 
 
Ron baissa la tête en signe d'acceptation et de reconnaissance. il allait partir quand l'esprit rajouta. 
 
"Mais surtout fais bien attention à toi, car le Prince Noir se rapproche de plus en plus de toi, il n'abandonnera pas si facilement ce qu'il convoite. Sa main gantée essaye de t'agripper et de t'emmener avec lui et tu devras lui faire face.........Mais ne t'inquiète pas des réponses  te seront bientôt révélées et plus vite que tu ne le crois." 
 
" Je l'espère ! En tout cas merci pour votre confiance et vos avertissements, je n'ai plus peur désormais et je ferais face du mieux que je peux !" 
 
 Ron salua avec le plus profond respect le Grand Incarna une dernière fois  puis rebroussa chemin alors que la nuit n'allait pas tarder à tomber. Dans les ombres de la forêt, il marcha un long moment puis au détour d'un passage se cogna à une branche......Il ferma les yeux par réflexe puis les ouvrit à nouveau et se retrouva, surpris, face à Kimiko, la nuit était déjà tombé laissant entrevoir un magnifique ciel étoilé dans cette clairière de la forêt au nord du mont Josiah. 
 
Kimiko lui demanda alors "Comment ça va Ron ? As-tu trouvé ce que tu cherchais ?" 
 
" Oui Kimy ! Crois moi et plus encore, c'était fantastique et cela m'a beaucoup aide ! Tout ça grâce à toi, t es la meilleure ! " clama plein de joie Ron ponctué d'un clin d'œil. 
 
"Contente d'avoir aidé" répondit-elle calmement  
 
"Merci profondément " dis je en prenant dans les bras la jeune uratha. "Je n'oublierais pas ce que tu as fais pour moi et si tu as besoin de moi, tu n'as qu'à dire un mot. Compris !" 
 
Elle hocha la tête puis répondit " De rien Ron vraiment, ça me fait plaisir de t'aider." 
 
Puis, nous pliâmes bagage, je ramenais Kimiko chez elle et rentrais heureux mais éreintée par cette expérience étonnante.
 
 

_________________
Avoir des griffes n'est pas être lion.


Dernière édition par Arganarion le 13/04/2018, 15:03; édité 1 fois
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MessagePosté le: 10/04/2018, 19:25    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: 10/04/2018, 20:00    Sujet du message: Werewolf the Apocalyse / D'argent, de sang et d'épines Répondre en citant

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Arganarion
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MessagePosté le: 12/04/2018, 14:45    Sujet du message: Werewolf the Apocalyse / D'argent, de sang et d'épines Répondre en citant




Interlude  
Obéron  
  

  
Le soleil descendait derrière les montagnes et les ombres s'épaississaient dans la forêt. Un sentier passait à présent dans les halliers où l'obscurité s'était déjà rassemblée. La nuit tomba sous les arbres tandis que Ron marchait, le chemin éclairé de ci, de là par des lanternes d'argent finement ouvragées.
Soudain, émergeant de nouveau en terrain découvert, il se trouva sous un pâle ciel nocturne, illuminé de quelques premières étoiles, il y avait devant lui un grand espace sans arbre, sorte d'immense clairière verdoyante qui formait un grand cercle et qui s'infléchissait de part et d'autre.  Face à lui, un large et profond fossé qui se perdait dans la pénombre, mais l'herbe à son bord était verte comme si elle brillait encore en souvenir du soleil à présent parti. De l'autre côté, s'élevait à une grande hauteur un mur vert qui entourait une colline sombre parsemée de chênes plus hauts que tous ceux qui l'avait pu voir jusque-là. Leur hauteur était indiscernable, se dressant là dans le crépuscule comme d'antiques tours.
Soudain, là, en haut de la butte, il l'aperçu, blanche et éthérée, magnifique et intemporelle, une changelin à l'extrême beauté, aux cheveux dorés longs et fins, aux yeux de saphir, le teint pâle, les oreilles pointues, habillée d'une tenue en soie simple mais de belle facture. Elle le regardait avec douceur et compassion, amour et tendresse. 
 

 
 

"Eléonore ! Mais...Mais comment ?" s'écria Ron l'air surpris 
 

"Cela fait bien longtemps que l'on ne m'a plus appelé par ce prénom, il est révolu Obéron ; les personnes qui sont comme moi me nomment désormais Valenna. Mais cela importe peu." dit-elle calmement d'une voix douce et posée. 
 

"Je pourrais en dire de même, vous savez que je n'aime pas être appelé par ce nom:  Obéron ! Il me rappelle trop mon exil au Japon et ma particularité " dit-il avec un air de dégout. 
 

Tout en descendant lentement vers la clairière par un escalier sur le côté, elle rajouta  " Bienvenue à la Cour des Epines Grises, mon fils ! Je t'ai fait venir jusqu'à moi car j'ai beaucoup de choses à te dire." 
 

"Je vous écoute Mère! " dit-il d'un ton assuré 
 

"Tu t'es lancé à corps perdu dans une mission périlleuse qui te tient à cœur sur cette île mais tu peux perdre plus que ta vie dans ce voyage. Des forces obscures s'amoncèlent Obéron et elles ne vous veulent pas que du bien, je te l'assure." 
 

"Je sais Mère et je fais de mon mieux ainsi que tous mes frères et sœurs urathas, mais j'ai peur que par moment cela ne suffise pas" 
 

" Il est dur de vivre dans la crainte de son passé, n'est-ce pas Obéron ? Ne te décourage pas, car même dans les plus sombres moments, il y a toujours un espoir, une lumière qui peut briller là où toutes les autres se sont éteintes et que l'on attendait pas. Dans cette histoire le désespoir, la peur, la colère seront surement tes pires ennemies, mon fils. Mais tu portes en toi cette lumière dont tu ne soupçonnes pas la force. Aie foi en toi mon fils, tu es bien plus fort que tu ne le penses." 
 

" J'aimerais tant vous croire mais  je suis loin d'être le plus fort parmi les miens et cette île va me rendre fou, elle a une influence qui me dépasse, qui me fait voir des choses. Des choses étranges ,belles ,mystérieuses mais parfois aussi terribles et effrayantes. Elle renforce mon lien avec L'Arcadie. Elle a un réel impact sur mon âme et sur mon corps." 
 
  
 
 
  
"Je sais Obéron, je sais, cette île est particulière et la fée Thrandoras le sait aussi ,elle t'a retrouvé et veut te récupérer. Elle te convoite depuis tant de temps. Tu es perdu et tu ne comprends pas ce qui t’arrive. Crois-tu que tout ce qui t'es arrivé depuis ta naissance, sois le fruit du hasard Obéron ? Crois-tu que Thrandoras m'ait enlevé au hasard. Il n'en est rien car tu es le descendant direct de Finn Mac Cumhaill, qui fonda jadis la tribu des Fiannas et tu possèdes dans ton sang : son savoir, sa force mais surtout ses serments et ses alliances, tu es lié par un pacte qui te concerne toi et   l' Arcadie."  

 
 
"Les Kincaid sont donc les descendants du patriarche Finn Mac Cumhaill !"  

Valenna eut un sourire amusée " Pas les Kincaid, Obéron, mais ma famille, mon sang." 
 

"Quoi ! mais....mais pourquoi ne pas m'en avoir parlé" 
 

" A vrai dire, je n'en ai jamais vraiment eu l'opportunité et les Fiannas t'ont protégé et mis à l'abri comme leur plus précieux trésor et leur plus terrible fléau, craignant surement l'influence que Thrandoras pourrait avoir sur toi. Celui-ci voulait et veut encore t'avoir à ses côtés, Tu dois révéler  ton savoir endormi, ta vraie essence vitale, respecter le pacte et réveiller Caladbolg, l'épée de Finn Mac Cumhaill . Moins tu en savais mieux c'était, je suppose ! Quant à moi, j'ai été longtemps prisonnière en Arcadie et à mon retour, je ne pouvais interférer avec ta tribu." 
 

"N'est-ce pas ce que vous êtes en train de faire maintenant....Interférer !" dit-il sur un ton un peu agacé. 
 

" L'heure n'est plus à la diplomatie, ni à la courtoisie, mon fils et les ténèbres qui arrivent vont mener ce monde à sa destruction si tu ne fais rien, si nous ne faisons rien que ce soit sur Gaïa comme sur Arcadia, Une Apocalypse qui se répercutera dans toutes les sphères de l'hisile même les plus reculées." 
 

" Le serment des Naïades à mon arrivée sur l’île, c’est de ça qu'elles parlaient." 
 

" Exactement Obéron et ce n'était qu'un aperçu." 
 

" Que dois-je faire ?" 
 

"L'épée Caladbolg que tu portes et à laquelle tu sembles si lié sans que tu ne puisses te l'expliquer est ce qu'on appelle une Lame de Lune, elle a été forgé en Arcadie par Finn Mac Cumhaill et Thrandoras. Elle scelle un pacte entre les urathas et les changelins et ne peut être portée, ni utilisée que par un descendant de son créateur et un porteur que celle-ci a jugé digne d'elle. On appelle ses porteurs , les Obérons d'où le nom qui t'a été donné car tu était normalement prédestiné a en être le possesseur. Chaque Obéron au cours des siècles a mis un peu de son âme, de son savoir, de sa mémoire et de sa force dans cette épée, Tous liés à travers le temps et leur sang." 
 

Elle reprit 
 

" Pour réveiller Caladbolg, tu devras plonger ton essence vitale, ton esprit en elle et devenir un Maître-Rêve, tu dois te montrer digne de son pouvoir. Mais attention ! Caladbolg a sa propre volonté, même réveillée, elle n'agira que de son propre gré. Elle est plus puissante sur Arcadia, sphère où elle a été forgé , plus que sur n'importe quelle autre sphère d'existence." 
 

Elle s'arrêta, prit délicatement l'épée dans les mains d'Obéron et la posa délicatement avec ses deux mains, sur un autel de pierre moussue gravée de runes celtiques. Puis elle se retourna vers son fils et le fixa un instant. 
 

" Nombreux sont ceux qui ont essayé de réveiller Caladbolg et peu ont réussi, à vrai dire seulement neuf personnes depuis sa création. Tu dois savoir que certains y ont perdu la vie ou la raison. D'autres ont simplement été rejetés par elle car leur sang était trop faible. Es-tu prêt Obéron ! Veux-tu regarder et plonger dans le cœur de Caladbolg ?" 
 

" Qu'y verrais je ? " dit-il curieux 
 

" Même les plus sages créatures du monde des ténèbres ne peuvent le dire, car la lame peut t'emmener n'importe où et te montrer maintes choses......des faits qui sont, des faits qui ont été et d'autres qui ne se sont pas encore passés. Elle a sa propre volonté, ses propres capacités." 
 

Le regard entre Valenna et Obéron devint alors intense et dura un long moment, puis Ron s'avança lentement vers l'autel, il regarda une dernière fois sa mère comme pour se donner du courage puis plongea son essence dans l'épée, processus facilité par l'autel des changelins de la cour des épines grises et la magie de Valenna.
Obéron sentit comme un vertige puis se retrouva l'instant d'après dans une pièce décagonale faite de pierres grises, surmontée d'une coupole lumineuse baignant les lieux d'une douce lueur froide et argentée. il s'avança et sortit de l'alcôve dans laquelle il était apparu. 
 

 
 

Des neuf autres alcôves sortirent chacune à leur tour, neufs autres personnes qui se présentèrent une à une. Elles semblaient venir toutes d'époques différentes et étrangement Obéron semblait les connaître comme s'il avait toujours été proche d'eux, comme si son esprit les avait côtoyés sans qu'il ne s'en rende compte. Leurs présences étaient familières.
  
  
 

Il y avait là Finn Mac Cumhaill, le fondateur des Fiannas mais aussi, l'avisé druide Muiredach Tirech, la Reine adulée Mebdh, le sombre Cathal Mac Finguine, Brian Boruma le conquérant, Edouard Bruce le dévot, l'influent Duc d'Albany, La visionnaire Marie II et le rebelle James Keziah Delaney. 
 

Puis, ils reprirent d'une seule et même voix 
 

" Nous sommes les neuf qui ne font qu’un, nous sommes les neuf Obérons " 
 

" Tu portes le sang des fées, Tu portes la marque des Fiannas." 
 

"Veux-tu devenir le gardien de Caladbolg, la porteuse de foudre ?" 
 

" Oui ! " répondit Obéron. 
 

"Es-tu digne de porter cette lame ?" 
 

"Ce n'est pas à moi de décider car nul ne le peut hormis Caladbolg elle-même." 
 

Obéron déposa alors l'épée au centre de la pièce, suite à un ordre des neufs qui lui montrèrent de leur main l'emplacement, puis regagna sa place.
Alors, au bout d'un moment, l’épée lévita dans les airs et s'enflamma d'un feu bleu ardent, puis elle pointa sa lame vers Obéron se figeant un instant pour enfin foncer vers lui à toute vitesse.  
 
  
 
 
  
Ron ferma les yeux mais ne bougea pas d'un pouce et quand il les rouvrit vit que la lame se trouvait à 1 cm de lui au niveau de son front, figée, tournant lentement sur elle-même et lévitant à l'horizontale devant lui.  

" Je ne crains pas la mort si c'est ce que vous vérifiez !" dit-il d'un ton assuré. 
 

" De quoi as-tu peur Obéron Kincaid ?"demanda Finn qui récupéra l'épée dans sa main comme s’il l'avait rappelé à lui mentalement. 
 

" De quoi ais je peur ! J'ai peur pour Gaïa, pour Arcadia ....j'ai peur que le Ver emporte les derniers fragments de ces mondes que j'affectionne tant et leurs habitants. Je crains que Gaïa ne se désagrège et entraine dans sa chute les autres mondes dans une masse informe et chaotique, voilà ce que je crains le plus." 
 

" Ta cause semble juste mais si tu crois que ce monde est perdu, alors à quoi bon te battre Obéron" demanda posément Muiredach le druide 
 

"Je ne prétends pas connaître l'issue de ce monde, ni sa fin. Ce serait pour tout dire bien présomptueux de ma part même si bien des écrits de notre peuple et les derniers évènements semblent me mener grandement vers l'éventualité d'une destruction totale. Je me bats voilà tout pour ce en quoi je crois, telle est la voie que j'ai choisie car je n'ai pas vraiment eu ma place dans ce monde jusqu'à présent et il est temps que je la trouve par moi-même." 
 

"Pourquoi ne pas prendre le pouvoir et tous les soumettre avec Caladbolg, tu aurais le pouvoir de combattre ce mal ?" rétorqua avec force Mebdh 
 

" Parce que ce n'est pas qui je suis, ni ce que je veux, la soif de pouvoir sert le Ver " 
 

Finn s'approcha lentement d’Obéron, l’épée en fer froid à la main. " Donne-moi ta main " dit-il sur un ton autoritaire. 
 

Ron s'éxécuta, puis Finn entailla sa main avec Caladbolg, alors il replia les doigts du jeune loup et leva son poing de sorte que son sang se répande sur la lame. La lame révéla alors des runes qui bleuissaient de plus en plus intensément absorbant peu à peu le liquide vital rouge. Le rituel dura un instant puis le silence retomba. Tous fixaient maintenant Obéron d'un regard pesant et solennel. 
 

" Prend l'épée Obéron " rétorqua Finn  
 

" Car tu es le dixième porteur de la lame, le dixième gardien. Nous t'avons choisi depuis ta naissance mais ne savions pas encore si tu en serais digne. Je vois que nous avons bien fait de croire en toi et nous ne sommes pas les seuls." 
 

" Nous serons toujours à tes côtés désormais, et nous allons te montrer la réelle menace qui pèse sur cette île." Répondit calmement Marie qui s'approcha d'Obéron. 
 
   
 
 

"Ferme les yeux ! et vois ce que nos esprits ont perçu depuis les tréfonds de l'hisile." 
 

Obéron ferma les yeux et son esprit s'envola vers une terre stérile, rocailleuse et brumeuse. Il s'avança sur la terre désolée assombrie par de lourds nuages noirs, d'abord un peu perdu, puis, arrivant au loin, voilà ce qu'il aperçut. 
 

Il regarda et il vit apparaître un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc ; une couronne ou bien était-ce un masque, il ne put le dire. Le cavalier chevauchait confiant, en vainqueur pour remporter la victoire. Il semblait auréolé de gloire, de lumière et inébranlable mais derrière cette apparence lumineuse il perçut un mal fallacieux et terrible.
Le deuxième cavalier arriva. Il était sur un cheval plus robuste encore, rouge feu était sa robe, Celui qui le montait avait le pouvoir d’enlever la paix de la terre afin que les hommes s’entre-tuent, et une grande épée noire en fusion lui avait été donné pour mener à bien sa tâche sanglante.   
 

Il regarda à nouveau et vit apparaître alors le troisième cavalier sur un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance à la main et une brume pestilentielle l’accompagnait, une brume de couleur verdâtre. Il entendit une voix résonnant dans l’air rétorquer : « Une mesure de blé pour une pièce d’argent et trois mesures d’orge pour une pièce d’argent, mais ne touche pas à l’huile et au vin. " Ce cavalier allait nous priver de nos ressources primordiales et nous affamer, telle était sa tâche, tel était son rôle.
Le quatrième et dernier cavalier arriva alors et Obéron vit un cheval verdâtre fantomatique et famélique se joindre aux trois autres. Celui qui le montait avait pour nom « la mort, » et pour arme une faux lugubre. Sa présence était à elle seule terrifiante, bien plus que les trois cavaliers précédents et semblait être la combinaison macabre des trois autres réunis, la vraie forme du Ver sous sa plus pure forme, sans nul doute. Son regard était insoutenable car il était empreint du néant, ce vide abyssal qui annihile tout sur son passage.
Mais le plus terrifiant, dans cette vision n'était pas ces quatre cavaliers de l’Apocalypse car ils n'étaient que les « précurseurs » du Jugement Dernier, de l'annihilation totale, annonciateurs du mal suprême qui allait se produire. 
 

Marie reprit alors la parole " Ces êtres immondes se trouvent déjà sur l'île pour certains et pour les autres ils ne vont pas tarder. Ils ont pris apparence humaine et se terre déjà parmi vous." 
 

 
 

Obéron plia sous le poids de cette révélation et mit les genoux à terre, ébranlé par tant de vices et de relents malsains qu'il ressentait comme une chape lourde et tenace sur ses épaules. Essoufflé, il cherchait son air comme si celui-ci se faisait plus rare. Il semblait perdu et anéanti par ce futur si obscur. 
 

Puis une main vint se poser sur son épaule, une main forte et rugueuse. Celle du templier Edouard Bruce. " Tu as le pouvoir de les combattre avec tes frères urathas. Leur venue est-elle une certitude mais leur victoire, elle n'est pas inéluctable. Tu sais désormais que le Ver a des plans pour Gaïa et qu'il œuvre en secret. Tout commencera sur cette île et tout finira sur cette île. Ne crains pas ce qui n'est pas encore à ta porte et prépare toi au combat avec dévotion, ferveur, sans retenue, sans culpabilité avec simplicité et rage." 
 

 
 
Puis Obéron leva la tête encore dans leur direction. Mais les quatre cavaliers disparurent, s'évaporant sous ses yeux en fumée, laissant derrière eux une brume épaisse et grise qui se déploya rapidement et l'avala goulument.
 Il resta seul un moment au milieu de nulle part quand soudain des bruits de pas résonnèrent bientôt en écho, frappant le sol régulièrement et se dirigeant vers lui. Le temps sembla se suspendre avant qu'il aperçoive bientôt un être face à lui qui se tenait là, fier, dans les ténèbres sortant du brouillard épais. Obéron se rapprocha de cette ombre qui lui sembla familière jusqu'à ce qu'il aperçoive son visage. 
 

 
 

Grand, hautain, les cheveux blancs comme la neige, les yeux bleus comme la glace, le visage anguleux et lisse, les oreilles pointues, revêtant une armure sombre finement ouvragé, une épée de même facture en main, le grand guerrier qui lui fit face n'était autre que Thrandoras lui-même.
La fée véritable avec qui il était lié, depuis toutes ses années, ô combien puissante, se trouvait face à lui mais ne semblait pas l'avoir remarqué. Obéron maintenant assez proche savait que sous cette allure d'apparence fragile et factice se cachait un être ancestral au pouvoir incommensurable car il pouvait en ressentir les émanations intenses, elles étaient presque palpables.Alors, la fée sentit sa présence et chercha un moment dans les ténèbres comme perturbé par cet intrus invisible, puis il s’arrêta plongeant ses yeux dans le regard d'Obéron....clamant d'une voix calme et assurée. 
 

" Que fais-tu là petit curieux ? Il ne sert à rien de te cacher et de te débattre petit loup, tu ne peux rien faire contre l'inéluctable. Rends-toi à l'évidence ton monde va se faire dévorer; viens à mes côtés, tu y auras toute ta place. Ensemble nous construirons, un nouveau monde plus beau, plus parfait sur les cendres de l'ancien." 
 

" Jamais, je ne serais à vous, je suis libre, vous m'entendez et je n'ai pas peur de vous ! Je suis ma propre voie désormais." cria t-il 
 

Thrandoras eut un sourire amusée comme s'il était heureux  de cette réponse effrontée et vindicative.  
 

" Alors pourquoi t'agites tu, si tu es aussi serein que tu le prétends."  répondit l'entité d'un air narquois 
 

Puis, un silence étrange s'installa entre les deux êtres qui dura un temps indiscernable. Thrandoras était-il réellement son père ? se demandait Obéron en l'observant. Obéron ne pouvait le croire, cela paraissait tellement irréel. Encore une manipulation de ce maudit Arbast ! se disait-il. 
 

Puis, il lança:" Si vous ne désirez pas me tuer ! Qu'attendez-vous de moi ? Quel est notre lien ?" demanda Obéron en haussant le ton " Je veux savoir !" 
 

La fée véritable eut un sourire, elle allait répondre quand soudain Caladbolg rayonna d'un feu bleu incandescent faisant rayonner les runes anciennes sur sa lame et Thrandoras disparut alors comme il était venu laissant Obéron seul dans les ténèbres sans réponses sur cette lande désolée. Il erra un moment mais rapidement Finn apparut à ses côtés et clama tout en prenant la lame dans sa main. 
 

  
 

"Les réponses devront attendre, chaque chose en son temps jeune Obéron, tu as beaucoup à faire et ton esprit ne doit pas se disperser mais tu n'es plus seul, nous sommes à tes côtés désormais."  
 

Alors, Finn toucha le jeune uratha avec l'épée d'un feu bleu flamboyant et l'esprit d'Obéron regagna le tertre de la cour des épines grises. Il était à terre sur l'herbe fraîche du sanctuaire, il se releva, éreinté et regarda inquiet sa mère Valenna qui resta figée un instant, le fixant sans aucunes émotions. Elle rétorqua alors.... 
 

" Je sais ce que tu as vu Obéron car c'est aussi dans mon esprit….C'est ce qu'il va se passer  si tu échoues, ce monde va se briser, cela a déjà commencé,. Les cavaliers de l'Apocalypse arrivent avec leurs sombres alliés, ils nous détruiront tous un par un jusqu'au dernier." 
 

" Je ne suis pas seul à me battre et nous devrions nous unir contre ce fléau et ces ennemis." 
 

" Tu es le porteur de foudre, mon fils, et cette voie, ce titre signifie être seul. Cette tâche t’est dévolue et si tu n'arrives pas à trouver les ressources et le pouvoir en toi pour repousser ce mal avec tes frères urathas alors personne d'autre ne le pourra." 
 

" Je sais ce que je dois faire, c'est juste que je ne suis pas sûr de pouvoir le faire." 
 

 
 

Valenna s'approcha, le regard plus doux, plus compréhensif, elle revêtait maintenant des habits scintillants qui la rendait encore plus fascinante, plus majestueuse et clama d'une voix douce et enchanteresse" Une seule action si elle est animée par le cœur et une volonté inébranlable peut parfois changer le cours des choses."
"Maintenant va, mon fils, tu sais désormais quel est ta place et ta tâche dans ce monde." 
 

Elle toucha son front de sa main lumineuse et Obéron se réveilla dans son lit avec l'épée dans sa main.
  

 
 

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Dernière édition par Arganarion le 12/04/2018, 16:57; édité 1 fois
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MessagePosté le: 12/04/2018, 16:01    Sujet du message: Werewolf the Apocalyse / D'argent, de sang et d'épines Répondre en citant

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MessagePosté le: 12/04/2018, 16:34    Sujet du message: Werewolf the Apocalyse / D'argent, de sang et d'épines Répondre en citant

Merci !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 17:10    Sujet du message: Werewolf the Apocalyse / D'argent, de sang et d'épines

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