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[Rapport] Delta Green

 
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Petit°Cœur
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MessagePosté le: 11/06/2018, 08:36    Sujet du message: [Rapport] Delta Green Répondre en citant


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Petit°Cœur
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MessagePosté le: 29/08/2018, 10:15    Sujet du message: [Rapport] Delta Green Répondre en citant



Chapitre I : Poussière de sable ...

20 Octobre 2007





Les événements qui vont suivre relate pour moi ce qui restera sans doute la période la plus étrange de ma vie. Mais il est important de savoir, et avec du recul, que je ne regrette rien, même si ce qui va suivre a bouleversé ma vie à tout jamais. Il faut d’abord comprendre que l’être humain aime bien quantifier les choses de manière la plus rationnel possible, notre histoire entière est basée sur le fait que nous sommes l’espèce la plus intelligente de notre planète et que nos connaissances et leur mise en pratique est sans équivoque sur l’écosystème qui nous entoure. Pourtant, et comme vous avez sans doute bientôt le découvrir, cet orgueil aurait besoin d’une bonne dose de révision et d’humilité.
Tout commence par une sonnerie qui me réveille à Cette nuit du 20 octobre 2007. J’étais alors affecté à la base de fort Albert pour y dispenser des cours de virologie pour des soldats amenés à se rendre sur le front. Ne nous y trompons pas, cette nomination était loin d’être une promotion mais il faisait plutôt suite à mon refus d’être transféré dans un labo civil sous contrat de l’armée pour y travailler sur une nouvelle version d’une bombe chimique qui aurait sans doute permis à tout un tas d’actionnaires de s’enrichir tout en tuant d’innocente population civile au bout du monde.

Alors que je dormais profondément, je reçois un sms de mon supérieur hiérarchique direct, à savoir le lieutenant-colonel Montgomery. Celui-ci me demande de me rendre au plus vite à Newark, dans un lieu bien précis afin d’y récupérer une cargaison, sans doute une nouvelle démonstration de sa part de sa très grande imagination quant-il s’agissait de punir l’insubordination et mon manque de motivation face à la guerre.
Ne souhaitant pas plus attirer sur moi cet œil déjà bien inquisiteur, j’enfilais immédiatement ma tenue et attrapais mon sac à dos pour partir en direction de l’aéroport de Denver et y décrocher le premier vol possible qui me permettrait d’être à mon rendez-vous sur place, à 8h00 précises.
Le vol se passa sans encombre si ce n’est ma propension à ressasser sans cesse la discussion avec ma hiérarchie en me demandant combien de temps encore je serai obligé de faire garderie avant de pouvoir retourner sur le terrain et me rendre à nouveau en cette « grotte » où j’avais sans doute fait la découverte la plus importante de toute ma vie, je m’aperçus qu’en me disant cela, je serrer instinctivement mon vieux portable dans ma main.



Une fois sur place une voiture de location standard avec l’agence civile sous contrat militaire ne permet de me véhiculer rapidement sur le lieu du rendez-vous. J’arrive à 7h59 précise sur le lieu, mais force est de constater que je suis le premier sur place et qu’hormis quelques civils qui semble déambuler dans les allées, il n’y a à personne d’autre.
Le temps me semble long mais rien ne se passe et je ne vois toujours aucun véhicule militaire se diriger en ma direction, au lieu de cela je vois d’autres civils arrivés au même endroit que moi, pour la plupart l’air perdu, c’est sans doute la journée nationale des rendez-vous manqué.
Ce qui survient peu de temps après aurait déjà dû me mettre la puce à l’oreille. Alors que je patienter docilement en pensant que ce rendez-vous et est sans doute une nouvelle forme de punition je fus surpris de voir l’un de ces civils se diriger vers un box et en ouvrir la porte tout naturellement, il faut alors comprendre que ce n’est pas cette action qui m’étonna le plus, mais l’apparente décontraction de cette personne devant la scène surréaliste qui apparut derrière. En effet le box avait été aménagé en un espèce de bureau au centre duquel trônait une table sur laquelle reposaient six enveloppes kraft avec chacune notre prénom inscrit au feutre dessus. Il faut comprendre que le je ne m’en rendis pas immédiatement compte, mais qu’au bout d’un certain temps, voyant tous les civils à présent en très dense box et se saisir d’une enveloppe, je compris qui se tramait quelque chose, et j’entrais à mon tour où je fus accueilli par une enveloppe amendement et un sourire moqueur devant mon air ahuri.



Je pensais alors être arrivé au bout de ma surprise et m’attendais à voir un importe quel moment des hommes en uniforme munis de caméras pour rigoler du tour qu’ils venaient de me jouer. Mais rien ne se passa, hormis le fait que toutes les personnes présentes dans le box se mirent à ouvrir à l’enveloppe avec leur nom et à la lire très attentivement, le tout alors qu’un appareil d’enregistrement venait de se déclencher et nous délivrait un complément d’information par le biais d’une voix robotisé, aussi sur d’elle que dénuée de tout sentiment à notre égard.
Ma surprise aller en grandissant, mais je n’étais pas encore au bout car le briefing qui nous était proposé fut digne des plus grands films d’espionnage hollywoodien. En effet la voie robotique nous proposé par moins que de nous rendre à Alger dans un hôtel de luxe afin d’y retrouver une personne qui venait de s’enfuir du sol américain avec des informations sensibles qu’il transportait sur lui vie à une clé USB et devait sans doute monnayer très cher à un contact secret avant de s’enfuir pour la Russie, vivre le reste de ses jours entouré de caviar et de jolies filles. La mystérieuse voie nous demande ni plus ni moins que de nous rendre sur place afin de récupérer la précieuse clef et d’assassiner le traitre. Tout était déjà arrangé, nous pouvions constater que dans le fond du box se trouvaient des caisses en plastique pour y laisser nos effets personnels et des sacs à dos regorgeant de matériel et de nouvelles identités pour nous aider à remplir de cette mission. A ma grande surprise, plus de la moitié du groupe se leva immédiatement une foule briefing terminé pour changer de vêtements et d’identité et emprunter les véhicules se trouvant dans le box d’à côté pour se rendre à l’aéroport de new York et de la prendre un vol international pour Alger. D’abord en train de scepticisme envers ce groupe, je me dis que nous devions battre en présence d’une opération de grande envergure regroupant des instances militaires et civils et que mes connaissances en biologie et virologie devait certainement être mises à contribution dans un cadre bien précis de cette mission, aussi je veux dépêchais de me dévêtir pour endosser ma nouvelle identité, ramasser le sac à dos brodés a mise initiale contenant un nécessaire avancé de médecine et je grimpais dans le véhicule pour rejoindre mes nouveaux camarades.



A ce point précis de mon histoire, il me semble important de faire les présentations avec le reste de l’équipe.
Nous avions tout d’abord Gabriel, un homme d’une forte stature approchant la quarantaine, aux traits du visage acérés et au regard qui en disait long sur son passif dans l’armée et sur le peu de confiance qu’il accordait à ce groupe. Un homme d’action qui semblait n’avoir que peu de tolérance pour les traîtres et une façon bien incisive de faire valoir ses idées, ce qui me permit de mieux comprendre ce qu’il l’avait certainement amené à quitter l’armée.
Nous avions ensuite Jane, une jeune femme asiatique dans la trentaine et dont la petite taille physique caché un immense talent d’enquêtrice et de profiler aux services du FBI. Elle est restée pendant tout le trajet en retrait cherchant certainement à son démantèlement les membres du groupe mais montrait déjà une forte détermination et application sur la mission elle-même.
Puis venait le tour d’Axel, un jeune homme qui semblait être le plus pressé de nous montrer l’étendue de son talent. Son impatience trahissait et une certaine nervosité et il semblait se poser lui aussi des questions sur la légitimité de notre mission en terre étrangère.
Ensuite nous avions June, une autre jeune femme asiatique elle aussi dans la trentaine mais avec un profil beaucoup plus athlétique et téméraire que la première. Arrivé le matin même à moto, elle avait pris grand soin de nous montrer à quel point elle ne semblait pas intimider par les autres membres du groupe et avait montré un zèle semblable à celui de Gabriel à l’énoncé de la mission, qui apparemment devait être sont pain quotidien au sein de la CIA, entité qu’elle servait fidèlement en tant qu’agent de terrain.

Une fois dans l’avion nous priment le temps de faire un point avant de fouler un sol étranger et d’y commettre un meurtre, pour mettre au clair nous motivation respective pour ce qui était du remplissage de cette mission est de la procédure que nous allions suivre une fois sur place. Je soulevé aussi que toute bonne mission était avant tout rempli par un groupe solide ayant désordre clair donné par une personne aussi clairement identifiée et capable, mais cette tentative se solda par un échec, Jane refusant de prendre le poste et personne d’autre ne se porta volontaire. Un autre échec fut celui de faire entendre raison à Gabriel et à June concernant notre marche à suivre sur place, car si notre cible, un dénommé M. Anderson, était bien un traître envers l’oncle Sam, le serment que j’avais prêtais en tant que médecin me permettait difficilement d’envisager un meurtre de sang-froid gratuit sur sa personne et ce ne fut par l’agacement du reste du groupe sur ce point qui nous ont permis d’avancer plus avant dans notre préparation en bonne et due forme. Nous avions toutefois réussi à nous mettre d’accord sur le fait que récupérer les documents sensibles été notre plus grande priorité est que le meurtre de M. Andersson reviendrait de manière directe à une finalité que seuls certains membres du groupe seraient amenée à accomplir dans sa finalité. Par ailleurs nous devions également récupérer toute somme d’argent en possession de M. Anderson et se révélerait être tout ou une partie de paiement pour les informations qu’il avait volé sur le sol américain.



Une fois sur place nous n’avions que peu de temps pour goûter à la tendance soleil des pays nord-africains et nous nous miment immédiatement à la recherche du prénommé Salim, qui devait être notre contact sur place et, espérons-le, nous fournir de plus amples informations. Nous avons très vite trouvé sa femme contact mais encore une fois sa découverte fut loin d’être à la hauteur en ce qui me concerne, car l’homme en question été ni plus ni moins qu’un vulgaire trafiquant d’armes établis à Alger. Celui-ci ne conduisit jusqu’à son repère en périphérie de la ville sur les hauteurs, à bord d’un véhicule qui était clairement hors d’âge et supportait très mal le mauvais entretien de la voirie locale. Une fois sur place nous fîmes nos achats. Malgré le très mauvais état du hangar où nous nous trouvions, et la qualité de la marchandise elle était plutôt correct et nous permis de nous équiper d’un minimum de matériel pouvant nous permettre d’accomplir notre mission dans les meilleures conditions possibles. Nous aurions aimé assurer notre sécurité en août procurant du matériel supplémentaire mais notre haute semblait avoir instance de l’humour tout personnel et nous avons à une somme bien trop rondelette pour nos maigres moyens sur place.
A ce point il est important pour moi de préciser à nouveau à quel point cette mission me semble emprunt d’un grand amateurisme dans sa préparation, en effet outre le fait d’avoir réuni des personnes qui ne se connaissaient pas et semblaient difficilement compatible pour réussir une émission de la plus haute importance, le manque de préparation et de moyens mais aussi d’un leader naturel été pour moi la marque d’une catastrophe annoncée à venir, ce qui nous le verrons plus tard ne manquera pas d’arriver.
Finalement nous nous entendons pour du matériel léger et quelques protections. Notre seule fantaisie restera l’acquisition d’une Grenade offensive, qui bien que discuté dans le groupe, était une sorte de garantie pour certains d’entre nous. Bien sur notre vendeur nous fait un super prix mais qui reste au-dessus de nos moyens sur place, nous convenons donc d’un rendez-vous à 23h00 à l’hôtel pour la livraison de notre matériel ce qui nous laissera le temps de nous procurer les liquidités nécessaires. Notre hôte refuse de nous prêter un véhicule, mais consent à ce que son cousin nous serve de chauffeur pour nous ramener en ville. Le retour se fera sans encombre si ce n’est une incessante circulation chaotique qui règne dans cette ville une information néanmoins nécessaire au cas de fuite précipitée à la fin de notre mission.



Le retour à notre hôtel nous permet de rentrer pleinement dans le vif du sujet, nous prenons possession de nos chambres et nous installons nos affaires pour donner le change aux très nombreux personnelle de cet établissement quatre étoiles. Nous profitons ensuite du relatif calme qui règne en ces lieux à cette heure tardive pour faire un tour de l’établissement et en faire un relevé topographique complet. Celui-ci se révèle à la hauteur de sa réputation, possédant un restaurant gastronomique, un sous-sol avec SPA et massages, un extérieure agréable comprenant un terrain de tennis et une piscine, mais surtout un personnel très présent à tous les étages, d’une grande rigueur est prêt à satisfaire tous les désirs des clients fortunés séjournant dans cet hôtel. Désireux de travailler notre couverture, et dans le but d’obtenir accès à un point important, je demande au réceptionniste un formulaire d’autorisation nous permettant de faire des prises de vues sur le toit, ceci se servant d’introduction au film animalier que nous étions venus tourner, car tel été notre couverture, celui d’une équipe de tournage canadienne venue faire un documentaire sur la faune et la flore sauvages des alentours d’Alger. Ma demande est prise en compte, mais je dois attendre un retour de la direction.
Nous nous replions dans une de nos chambres pour faire le point sur ce que nous avons appris et commencer à mettre en place une tactique d’approche nous permettant de remplir notre mission. Notre principal problème reste le fait que notre cible est protégée en permanence par une équipe de gorilles suffisamment armés pour mener une petite guerre est suffisamment payé pour mener celle-ci jusqu’au bout. Nous avons aussi la problématique de la potentielle rencontre entre notre cible et son mystérieux rendez-vous afin de procéder à un échange, sachant que celui-ci est également ne manquera pas de se déplacer avec sa propre protection rajoutant à nos problèmes tactiques une deuxième équipe sans doute aussi zélé que la première.



Rapidement le peu de cohésion de notre petit groupe explose devant la difficulté tactique et parfois éthique du but finale de notre mission, certains d’entre nous montre un visage froid et une détermination de faire là où d’autres, moins y compris, excision une opération chirurgicale entraînant le mois de pertes humaines possible. La tension Monte rapidement dans la chambre et notre groupe décide de faire un break pour se changer les idées avant de se réunir de nouveau avec espérons-le un peu plus d’informations et de moyens d’action.
C’est le moment où je décide de partir faire un tour de mon côté dans l’établissement, non sans avoir emporté avec moi mon précieux téléphone portable, que je sers très fort dans ma main tout homme focalisant sur la potentialité de trouver une solution utile que je pourrais proposer à mes camarades et qui nous permettrait enfin d’avancer dans cette mission tout en respectant mon code de l’honneur tout personnel. Alors que je déambulais sans but dans l’hôtel, je me retrouve nez à nez avec un ascenseur qui s’ouvre à mon arrivé. A l’intérieur de celui-ci, je suis surpris de découvrir notre cible entrée charmante compagnie, se dirigeant à son étage, certainement dans le but de consommer dans l’intimité. Semble démontrer je rentre à mon tour dans la cage d’ascenseur, non sans avoir fait un signe de tête respectueux, et appuie calmement sur le bouton du second étage pour retrouver mes camarades au plus vite. Une fois les portes de l’ascenseur refermées derrière moi, je me mis à courir en direction de ma chambre pour faire part de cette découverte à notre équipe. Une fois sur place je leur expliquer cette ouverture inattendue et presque inespérée, une possibilité pour nous d’agir sur la cible sachant que celle-ci aura sans doute pris des dispositions pour que sa garde rapprochée évacue la chambre afin de laisser le champ libre.

Nous passons en revue nos possibilités d’action immédiate et je me souviens de ma demande faite quelques heures plus tôt d’avoir accès au toit dans l’hôtel ce qui tactiquement nous donnerait un avantage pour nous laisser glisser discrètement jusqu’au balcon de la chambre de notre cible. Je me dirige tombe alors prestement vers l’accueil pour avoir des nouvelles de ma demande mais il semble que celle-ci soit encore en attente sur le bureau de la direction. En revanche, le réceptionniste accepte de me livrer les clés des duplex au troisième étage, étages qui rappelons-le est justement celui de notre cible, afin que de depuis les balcons terrasses des somptueux duplex de cet étage je puisse déjà me faire une idée des divers plans et cadrages qu’il serait possible de faire réaliser par mon équipe. Profitant de cette aubaine inespérée je remercie chaleureusement le jeune homme en le pressant de m’ouvrir la suite au plus vite sous prétexte de vouloir en profiter pour y faire des repérages au plus vite. Une fois Celui-ci parti, je cours ont une fois de plus gros joindre mon équipe pour leur faire part de cet avantage important, en effet il se trouve que le duplex qui m’a fait été prêté par le réceptionniste se trouvait être voisin de celui loué pour les gardes du corps de notre cible. Toute l’équipe était d’accord pour dire que nous avions là une ouverture et après nous être mis d’accord sur un plan d’action rassemblant le plus de chances de réussite, nous fîmes une dernière vérification de nôtre matériel et chacun se mit en place. L’attente de paru interminable.

La répartition des postes se fit naturellement en fonction des compétences de chacun pour cette mission. Gabriel et June devaient jouer le rôle d’un couple passablement éméché, sentant fortement l’alcool, titubant d’une suite à l’autre en espérant enfin ouvrir la porte de leur chambre. Jane assurait la liaison audio et vidéo de toute l’équipe depuis notre camionnette installée dans le parking souterrain de l’hôtel. Axel, quant à lui, devait s’occuper de neutraliser le réceptionniste du troisième étage afin que celui-ci ne devienne pas une victime collatérale de cette mission. Quant à moi, mon intervention été à la fois simple et décisive, j’étais en effet chargé de neutraliser les gardes qui jouaient aux cartes dans leur chambre et pour ce faire j’avais décidé de sortir le grand jeu en me servant de la Grenade offensive acheter plus tôt dans la journée et dont je savais bien que ne trouverions une utilité relative dans cette mission (suicide).

Nous sommes tous à notre poste et de Jane donne le top départ !!!

Le jeu d’acteur de Gabriel et June semblent suffisamment convaincant pour qu’ils puissent rapprocher sans grande difficulté des de garde encadrant la porte de la suite de notre cible. Gabriel passe rapidement à l’action effectuant un tir à bout portant sur le premier garde pendant que June exécute le second tout aussi froidement. Axel lui a sorti un tazer et s’occupe de neutraliser proprement le réceptionniste. Mon entrée en scène est pour le moins fracassante, je dégoupille la grenade, est d’un geste ample l’a fait rouler au sol en plein milieu de la suite des gardes du corps qui semble surpris. L’instant d’après le petit appartement de luxe n’est plus qu’une ruine et ses occupants bon pour la casse.

Tout semble se dérouler pour le mieux et c’est bien cela qui m’inquiète. Mais la grande roue de la vie me rappelle qu’elle a toujours la main sur notre destin et nous voyons sortir des pièces voisines des forces de sécurité supplémentaires dont nous ignorions l’existence, mais qui n’allaient pas rester longtemps sans rien faire. La première décharge de chevrotine est pour moi, encaissant un tir de calibre 12 à moyenne portée, néanmoins suffisamment proche pour que mon gilet pare-balles et mon bras gauche se retrouvent criblés de petites billes de plomb, faisant des ravages dans ma chair. Heureusement pour moi, mes nombreuses années de médecins urgentistes sur le terrain me permette de surmonter la douleur pour m’administrer les 1ers soins rapidement. La douleur est intense et mon bras dans un sale état, mais je n’ais pas le temps de m’apitoyer dessus car c’est au tour d’Axel de recevoir une décharge de chevrotine en plein thorax … Son corps est littéralement propulsé en arrière et il retombe lourdement, sans bouger. Je vide mon chargeur pour essayer de faire reculer nos assaillants, mais mon état m’empêche d’être vraiment efficace et je sens que cela ne va pas bien se finir … Lorsque June apparait en sortant de la chambre de notre cible et aligne une série de tir précis qui font mouche, couchant au sol nos adversaires, qu’elle exécute ensuite sommairement d’une balle dans la tête. Encore une fois mon éthique est touchée, mais beaucoup moins que mon bras, qui me lance terriblement au moment ou je me précipite sur Axel pour le relever et l’ausculter … Heureusement son gilet a absorbé 90% de l’impact, ne laissant que quelques plombs lui ayant déchirés le flanc droit. Pas le temps de les retirer ici, je lui applique un bandage de fortune et serre bien fort sur une compresse d’alcool. Gabriel et June nous ramasse et nous aide à descendre les escaliers de service pour nous rendre au sous-sol où nous attend Jane, prête à partir au car de tour et surtout pied au plancher … Nous décampons de l’hôtel en espérant ne pas croiser de force de l’ordre ou d’autres mercenaires, mais cela n’arrivera pas. Nous fonçons directement à notre hélicoptère et partons le plus vite possible, puis une fois hors d’atteinte, nous nous posons sur un petit aéroport discret pour nous rendre à l’hôpital publique le plus proche. Nous mentons aux médecins, prétendant être des touristes qui se sont fait dépouiller dans le désert et ayant subit des dommages collatéraux à la suite d’un échange de tir entre nos agresseurs et notre guide local.

Quelques jours plus tard, nous sortons de l’hôpital. Axel n’a pratiquement plus rien, sauf de belles cicatrices en souvenir, pour moi en revanche c’est un autre problème, j’en ais bien pour 6 mois d’incapacité et un gros suivi en kiné … En espérant retrouver 95% des capacités de bras si tout va bien.



Avant de se quitter, Gabriel et Jane tiennent à nous monter ceux pourquoi nous avons risqué nos vies, cette raison d’état, ce secret qui ne devait pas être révéler au grand jour. Et là … Quelle n’est pas ma surprise de découvrir une photo d’un mur contenant une forme d’écriture proto-cunéiforme … Et pas n’importe laquelle … la même que celle de la grotte, « MA » grotte … Le texte comporte de nombreuse similitude mais semble tout aussi différent … Je reste sans voix … Et la suite n’est pas pour arranger les choses, car il s’agit d’une vidéo de basse qualité montrant un temple « bizarre », englouti dans un océan et d’où provient une sorte de chant incompréhensible, et qui nous glace le sang à tous.



Je demande à Jane de me faire une copie, ce qu’elle accepte …
Quelques jours plus tard, me voici de retour au pays, chacun de mes compagnons de mission s’en est retourné chez lui, nous séparant à la sortie du pays. Je ne sais pas si je les reverrais un jour … Je ne sais pas si je le souhaite …

Débute pour mois une longue période de convalescence … Bizarrement ma hiérarchie est déjà au courant de mon « accident de voiture » dans lequel j’ai été victime d’un ivrogne au volant … On me laisse au repos avec des visites obligatoire à la caserne pour suivre l’évolution de mon rétablissement, ce qui me laisse le temps d’apprendre que l’armée va subir de grande coupe budgétaire et que certain poste vont être supprimés … Je ne me fais pas d’idée en ce qui me concerne et en profite pour solder mes congés.
Debout dans la file d’attente de l’aéroport, je repense sans cesse à cette mystérieuse mission au bout du monde et surtout à ce que j’y ais découvert, serrant la clef USB bien fort dans ma main, perdu dans mes pensées …
- « Mr … c’est à vous … Que puis-je pour vous ?
- Un billet d’avion pour la Canada svp, Ottawa, en économique
- Bien, pour le travail ou pour affaire ?
- …
- Mr … pour le travail ou pour affaire ?
- … pour y trouver des réponses … »

FIN ?

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MessagePosté le: 29/08/2018, 22:08    Sujet du message: [Rapport] Delta Green Répondre en citant

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